Virus: Cyberattaque: Londres accuse Moscou
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VirusCyberattaque: Londres accuse Moscou

Les autorités britanniques accusent la Russie d'avoir propagé un gros virus qui a semé la pagaille dans des entreprises à travers le monde l'an dernier.

DR/photo d'illustration

Les autorités britanniques ont imputé jeudi à la Russie une importante cyberattaque survenue l'an dernier. Elles ont reproché à Moscou d'avoir diffusé un virus qui a perturbé des entreprises de toute l'Europe.

La cyberattaque baptisée NotPetya a débuté en juin en Ukraine. Elle y a paralysé les ordinateurs du gouvernement et des entreprises, avant de se propager à traverser le monde, interrompant certaines activités dans les ports, les usines et les bureaux.

Pour le Foreign Office, c'est l'armée russe qui était à l'origine de cette cyberattaque. «La décision d'attribuer publiquement cette attaque souligne le fait que le Royaume-Uni et ses alliés ne toléreront pas de cyberactivité malveillante», a déclaré le Foreign Office.

Cyberattaque chez Yahoo: comptes touchés

L'ensemble des trois milliards de comptes de Yahoo ont été affectés par la cyberattaque de 2013, a-t-on appris mardi 3 octobre 2017.

«Les objectifs initiaux étaient les secteurs financiers, énergétiques et gouvernementaux ukrainiens. Du fait de sa conception à l'aveugle, elle s'est propagée ailleurs, touchant des entreprises européennes et russes», a déclaré le Foreign Office.

Que faire contre les cyberattaques?

Depuis vendredi, des centaines de milliers d'ordinateurs ont été victimes d'une cyberattaque dans le monde. Mais comment se défendre contre une telle action criminelle? Et pourquoi la Suisse a-t-elle été moins visée que d'autres pays pour l'instant? Les explications de l'expert en informatique bâlois Matthias Zehnder.

Démenti de Moscou

Le Kremlin a démenti «catégoriquement» jeudi toute implication de Moscou. «Il ne s'agit de rien d'autre que de la continuation d'une campagne russophobe», a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

La société Reckitt Benckiser, dont le siège est en Grande-Bretagne, et la compagnie danoise de navigation AP Moller-Maersk ont été parmi les entreprises les plus touchées par la cyberattaque. Le coût total de celle-ci s'est chiffré en centaines de millions d'euros.

En novembre dernier, la Première ministre britannique, Theresa May, avait accusé la Russie de s'être immiscée dans le processus électoral et d'avoir diffusé de fausses nouvelles dans les médias. Les dernières élections générales en Grande-Bretagne ont eu lieu le 8 juin dernier et les conservateurs de Theresa May, qui faisaient initialement figure de grands favoris, ont perdu leur majorité absolue aux Communes. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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