Cyberfraudeurs nigériens tournés en bourrique
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Cyberfraudeurs nigériens tournés en bourrique

Les cyberfraudeurs ont trouvé des internautes qui les ridiculisent. Le «scambaiting» est né.

Qui n'a jamais reçu par courriel un de ces déchirants appels à l'aide visant à récupérer une grosse somme d'argent égarée en raison d'un ouragan ou encore un conflit politique? Quelques-uns se laissent piéger. D'autres s'amusent à piéger à leur tour les fraudeurs.

Selon le quotidien québecquois La Presse, l'activité s'appelle le scambaiting, ou pêche aux fraudeurs. Cible préférée: le crime organisé nigérien dont le chiffre d'affaires annuel s'élèverait à 200 millions de dollars (246 millions de francs) par an, selon le FBI.

Contrairement aux cyberfraudeurs, l'Anglais Michael Berry ne leur demande pas d'argent. Il se fait passer pour un riche galeriste en quête d'artistes. Il se fait envoyer à Manchester toutes sortes de travaux insolites et tente d'obtenir d'eux des trophées: une photo du fraudeur tenant une pancarte avec une phrase ridicule ou hilarante qu'il publie sur son site.

Michael Berry publie au mois de septembre un best of de cette correspondance loufoque. Son livre aura pour titre «Gretting in Jesus Name: The Scambaiting Letters (Ed. Harbour).

(gim)

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