Biotechnologie : Cytos biffe 72 de ses 82 postes

Actualisé

Biotechnologie Cytos biffe 72 de ses 82 postes

En proie à des difficultés financières, Cytos Biotechnology réduit drastiquement sa voilure pour ne conserver que 10 employés.

Le laboratoire zurichois supprime 72 de ses 82 postes. Son patron Wolfgang Renner quitte sa fonction ainsi que celle d'administrateur.

Ce choix est la conséquence d'une réévaluation stratégique complète de l'activité par le conseil d'administration, a indiqué mercredi Cytos. Du coup, il a été décidé de ne plus financer les programmes de recherche et développement se trouvant dans une phase primaire.

Ce qui signifie que la priorité sera donnée à la préservation du produit phare. Cytos rappelle que le produit candidat CYT003-QbG10 a déjà démontré des résultats de sécurité et d'efficacité en phase d'étude II, dans le cas de traitements de l'asthme allergique et de la rhinite allergique.

Impératifs financiers

Le défi pour Cytos consiste à trouver des solutions pour faire face à l'échéance d'un emprunt convertible de 41,1 millions de francs, arrivant à échéance en février 2012. Selon les projections actuelles, il devrait manquer 17 millions à ce moment-là dans les caisses de l'entreprise.

Pour économiser, Cytos va également diminuer le nombre de membres de son conseil d'administration. Quant à Wolfgang Renner, il ne coupe pas tout lien, dans la mesure où il occupera encore une tâche de consultant. Le poste de directeur général revient au président du conseil d'administration Thomas Hecht.

Chute de l'action

Il y a trois semaines à peine, Cytos avait déjà fait part d'un avenir pour le moins incertain. Le laboratoire a en effet essuyé une perte nette de 10 millions de francs au cours des six premiers mois de 2011.

Les difficultés de Cytos ont fait plonger le cours de l'action à la Bourse suisse. Vers 11h30, le titre chutait de plus de 42% à 3 francs, non sans avoir décroché de plus de 50% dans les premiers échanges.

Les programmes en cours avec les groupes pharmaceutiques bâlois Novartis et américain Pfizer ainsi que les paiements liés à ces contrats ne sont toutefois pas remis en cause par les décisions de restructuration. (ats)

Ton opinion