D'attentats en démentis, l'Algérie retrouve la peur
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D'attentats en démentis, l'Algérie retrouve la peur

Un attentat, lundi, n'aurait pas eu lieu. Et ceux de dimanche n'auraient pas fait autant de morts qu'annoncé.

Un nouvel attentat à la bombe, le quatrième en six jours commis à l'est d'Alger, aurait fait vingt morts, lundi à Bouira, à 120 kilomètres de la capitale algérienne. La bombe aurait explosé à une station de bus. Cependant la radio nationale algérienne a démenti un peu plus tard ces informations, qui émanaient pourtant d'une source proche des services de sécurité.

Autre démenti, celui du Ministère algérien de la défense, qui a réfuté lundi le bilan du double attentat à la bombe contre le chantier d'une entreprise française, dimanche, près de Lakhdaria, à l'est d'Alger. Le ministère a ainsi affirmé qu'il avait fait deux morts et non treize, comme indiqué par des sources locales, soulignant que «le bilan rapporté par certains organes d'information est dénué de tout fondement».

Mais quel que soit le bilan, lundi l'Algérie était malgré tout sous le choc. Après plusieurs mois d'accalmie, ces attaques marquent une poussée de la violence islamiste. «Je suis inquiet de ce retour en force du terrorisme», a déclaré lundi un habitant d'Alger, avant d'ajouter que ces attaques avaient «accentué le sentiment d'insécurité». «Le terrorisme reprend de plus belle, ça ne finira jamais», a dit un autre.

(ats/afp)

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