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SyrieDamas choisira le moment pour répondre à Israël

La Syrie choisira le bon moment pour riposter aux raids menés par Israël contre plusieurs positions militaires sur son territoire ces derniers jours, a affirmé lundi un responsable politique syrien proche du pouvoir.

«La Syrie répondra à l'agression israélienne mais choisira le moment pour le faire. Cela ne se produira peut-être pas immédiatement car Israël est en état d'alerte», a affirmé à l'AFP ce responsable joint par téléphone à Damas depuis Beyrouth. «Nous allons attendre mais nous répondrons», a-t-il expliqué, gardant l'anonymat.

Les autorités syriennes ont fait état d'attaques israéliennes dimanche contre «trois positions des forces armées de la République arabe syrienne au nord-est de Jamraya, à Mayssaloun et à l'aéroport de plaisance d'al-Dimas».

Ce raid a visé un centre de recherches scientifiques à Jamraya, déjà visé fin janvier par une attaque israélienne, ainsi que deux objectifs militaires, un important dépôt de munitions et une unité de la défense anti-aérienne, selon un diplomate à Beyrouth s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

Poutine a parlé avec le Premier ministre israélien

Le président russe Vladimir Poutine s'est entretenu par téléphone avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation en Syrie, où Israël a mené des raids, a annoncé lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

«Ils ont discuté de la situation dans la région, de la situation en Syrie», a déclaré M. Peskov, cité par l'agence officielle Itar-Tass.

Plus tôt dans la journée, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a affirmé de son côté qu'au moins quinze soldats syriens avaient été tués dans ces frappes, ajoutant que le sort de dizaines d'autres était encore inconnu. (ats/afp)

Pas de preuves formelles de l'utilisation d'armes chimiques

La Commission d'enquête Internationale Indépendante sur la Syrie, mandatée par l'ONU, a affirmé lundi qu'elle «n'a pas atteint des résultats permettant de conclure que des armes chimiques ont été utilisées par les parties au conflit».

«En conséquence et à ce jour la Commission n'est pas en mesure de commenter davantage ces allégations davantage», ajoute un communiqué qui apparait comme un désaveu de déclarations à la presse d'une de ses membres, la procureur suisse Carla del Ponte, qui a parlé d'usage de gaz sarin par les rebelles. La commission, chargée d'enquêter et d'enregistrer toutes les allégations de violations du droit international commises sur le territoire syrien, présentera ses conclusions au Conseil des droits de l'homme le 3 Juin, a précisé l'ONU.

L'Otan regrette le refus d'accepter des inspecteurs de l'ONU

Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a jugé lundi «regrettable» le refus persistant de la Syrie de permettre à des inspecteurs de l'ONU d'enquêter sur le terrain sur l'utilisation présumée d'armes chimiques.

«Il est de la première importance que des inspecteurs de l'ONU se voient accorder un accès libre et total afin d'enquêter sur ce qui s'est réellement produit. Il est regrettable que les autorités syriennes aient refusé d'autoriser un tel accès», a déclaré M. Rasmussen au cours d'une conférence de presse à Bruxelles.

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