Actualisé 09.02.2017 à 06:28

Exécutions de masse en SyrieDamas dément les accusations d'Amnesty

Le régime syrien a qualifié mercredi de «totalement faux» le rapport publié la veille affirmant que 13'000 personnes avaient été pendues en cinq ans.

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La prison de Saydnaya, où le régime est accusé par Amnesty International d'avoir pendu quelque 13'000 personnes en cinq ans, est un lieu de détention particulièrement redouté en Syrie depuis des décennies.

La prison de Saydnaya, où le régime est accusé par Amnesty International d'avoir pendu quelque 13'000 personnes en cinq ans, est un lieu de détention particulièrement redouté en Syrie depuis des décennies.

AFP/Handout
A une trentaine de kilomètres au nord de la capitale Damas, la prison militaire accueillait même avant la révolte de 2011 des milliers de détenus qui ont raconté par la suite des histoires glaçante de torture.

A une trentaine de kilomètres au nord de la capitale Damas, la prison militaire accueillait même avant la révolte de 2011 des milliers de détenus qui ont raconté par la suite des histoires glaçante de torture.

AFP/Handout
A handout satellite image released on February 7, 2017 by Amnesty International shows the military-run Saydnaya prison, one of Syria's largest detention centres located 30 kilometres (18 miles) north of Damascus.As many as 13,000 people were hanged in five years at the notorious Syrian government prison near Damascus, Amnesty International said on February 7, 2017, accusing the regime of a "policy of extermination." / AFP PHOTO / Amnesty International / Handout

A handout satellite image released on February 7, 2017 by Amnesty International shows the military-run Saydnaya prison, one of Syria's largest detention centres located 30 kilometres (18 miles) north of Damascus.As many as 13,000 people were hanged in five years at the notorious Syrian government prison near Damascus, Amnesty International said on February 7, 2017, accusing the regime of a "policy of extermination." / AFP PHOTO / Amnesty International / Handout

AFP/Handout

Le ministère de la Justice a indiqué que ce rapport était «totalement faux et destiné à ternir la réputation de la Syrie dans les instances internationales», selon l'agence de presse officielle Sana.

Dans son rapport, Amnesty a indiqué que les personnes exécutées entre 2011 et 2015 dans la prison de Saydnaya, au nord de Damas, étaient en majorité des civils qui s'opposaient au régime de Bachar al-Assad.

L'ONG a dénoncé une «politique d'extermination» et estimé que ces exécutions «constituaient des crimes de guerre et de crimes contre l'Humanité». Il y a de «fortes raisons de croire que cette pratique perdure jusqu'à ce jour», selon elle.

Le ministère de la Justice a démenti que de telles exécutions aient eu lieu sommairement car le processus judiciaire syrien doit respecter «plusieurs étapes».

Amnesty a indiqué que son rapport était basé sur des entretiens avec 84 témoins, au nombre desquels des gardiens, des détenus et des juges.

Ce rapport a été publié moins de deux semaines avant un nouveau round de pourparlers à Genève entre régime et opposition sous l'égide l'ONU pour tenter de trouver une issue au conflit qui a fait plus de 310.000 morts depuis mars 2011.

Amnesty International a réalisé une vidéo avec des dessins

(nxp/afp)

(NewsXpress)

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