Syrie: Damas propose une trêve provisoire à Alep
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SyrieDamas propose une trêve provisoire à Alep

Le régime syrien est disposé à suspendre ses raids aériens sur Alep pendant six semaines pour permettre un cessez-le-feu localisé, selon le médiateur de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura.

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31.03 Des raids du régime syrien sur un bastion rebelle à l'est de Damas ont fait une trentaine de morts. Les Etats-Unis ont vivement condamné ces «attaques contre des civils».

31.03 Des raids du régime syrien sur un bastion rebelle à l'est de Damas ont fait une trentaine de morts. Les Etats-Unis ont vivement condamné ces «attaques contre des civils».

epa/Mohammed Badra
30.03 Il serait «logique que des forces indépendantes, tout comme les forces de l'opposition et celles loyales au pouvoir y soient représentées», a estimé le président syrien dans une interview à l'agence de presse publique russe Ria Novosti.

30.03 Il serait «logique que des forces indépendantes, tout comme les forces de l'opposition et celles loyales au pouvoir y soient représentées», a estimé le président syrien dans une interview à l'agence de presse publique russe Ria Novosti.

epa/Alexey Druzhinyn/ria Novosti/pool
27.03 Le président russe Vladimir Poutine a félicité par téléphone son homologue syrien Bachar al-Assad pour la reprise de la ville de Palmyre au groupe Etat islamique (EI). (Image d'archives)

27.03 Le président russe Vladimir Poutine a félicité par téléphone son homologue syrien Bachar al-Assad pour la reprise de la ville de Palmyre au groupe Etat islamique (EI). (Image d'archives)

ria Novosti

Le gouvernement syrien s'engagerait à suspendre les frappes aériennes «sur l'ensemble d'Alep», a expliqué Staffan de Mistura au Conseil de sécurité, cité par des diplomates. Le médiateur doit encore en rediscuter avec ses interlocuteurs syriens lors d'une nouvelle visite sur place, mais il a estimé que cette proposition était «une lueur d'espoir».

Il n'a cependant pas précisé quand cette suspension des bombardements pourrait entrer en vigueur. L'émissaire de l'ONU, nommé en juillet 2014, rendait compte au Conseil à huis clos des premiers résultats de sa mission visant à stopper la guerre ravageant la Syrie depuis quatre ans.

M. de Mistura avait proposé le 30 octobre d'instaurer des zones de cessez-le-feu pour permettre la distribution de l'aide humanitaire dans Alep, ville divisée depuis juillet 2012 entre secteurs loyalistes à l'ouest et secteurs rebelles à l'est.

Certains membres du Conseil de sécurité restent cependant sceptiques sur une telle initiative, car ils se rappellent le précédent de la vieille ville de Homs, où sous couvert de cessez-le-feu humanitaire, l'opposition armée avait dû abandonner ses positions. «Homs a été un marché de dupes, analyse un diplomate du Conseil, pas un cessez-le-feu humanitaire mais une capitulation».

Les cessez-le-feu localisés doivent aussi ouvrir la voie à un règlement politique, mais cette perspective est pour l'instant lointaine. (ats)

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