Hockey - LNA: Danielsson doit d'abord prendre ses marques
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Hockey - LNADanielsson doit d'abord prendre ses marques

Le nouvel attaquant du LHC ne pense pas encore à marquer des buts. Il doit déjà se fondre dans un système bien rôdé. Interview.

par
Robin Carrel
Villars
Nicklas Danielsson s'entraîne avec sa nouvelle équipe dans les Alpes vaudoises cette semaine.

Nicklas Danielsson s'entraîne avec sa nouvelle équipe dans les Alpes vaudoises cette semaine.

Nicklas Danielsson (30 ans) était une des rares lumières dans la grisaille du jeu des Rapperswil-Jona Lakers la saison dernière. Le club saint-gallois relégué, il a choisi le Lausanne Hockey Club pour se relancer au sein de l'élite helvétique.

L'homme est plutôt réputé pour ses arabesques devant le but adverse. A Malley, au sein de la tactique rigide d'Heinz Ehlers, il sait qu'il va devoir s'adapter au système lausannois, avant de penser à inquiéter les portiers adverses. «20 minutes» a croisé le champion du monde 2013 à Villars, là où son club vient de reprendre l'entraînement sur glace.

Première question toute simple... Quelles sont vos premières impressions de l'organisation lausannoise?

Très bonnes. Ici, ça travaille méthodiquement et on sent qu'il y a un plan. Ça fait plaisir de faire partie de cette aventure et je me réjouis de cette nouvelle expérience.

Cette année est-elle celle de la revanche pour vous, après les déboires de Rapperswil, relégué en avril?

Oui, c'est dur, ce qu'il s'est passé là-bas. Pour tout le monde, les gars, le groupe... Ce n'était vraiment pas drôle de voir l'équipe s'étioler au fil de la saison. On a eu trop de hauts et de bas et on n'a pas su trouver le moyen de gagner assez de matches. Je crois qu'on a eu le plus de rencontres serrées dans la Ligue, mais on a pas réussi à les remporter. C'était dur à vivre.

Vous avez souvent joué contre Lausanne et le système défensif d'Heinz Ehlers. Vous arrivez à vous imaginer jouer ainsi, vous qui êtes plutôt du genre créatif?

Je vais devoir m'ajuster à la manière dont on jouera. J'ai appris, l'année dernière, combien il était compliqué d'évoluer face au LHC. On avait de la peine à se créer de vraies occasions de but, car ils jouaient très serré, avec une excellente structure. Ca va me prendre un petit moment pour me mettre au diapason, mais j'essaie d'apprendre au maximum et d'écouter mes coéquipiers.

Eric Walsky et vous avez été engagés pour marquer des buts...

Oui et j'espère que je pourrai aider l'équipe dans ce domaine. Mais avant de penser à ça, il faut que je «joue le système», faire tout juste, et ensuite penser à scorer. En premier lieu, il faut que j'apprenne la tactique de jeu et ce que le coach attend de moi.

Pour un buteur comme vous, c'est déjà mieux d'avoir Cristobal Huet derrière que devant...

Clairement. Je crois d'ailleurs que ne lui ai jamais enfilé un but jusqu'ici. Il est juste tellement fort! J'ai joué 4 ou 5 fois contre lui et il a été dominant lors de chacune de ces parties. Cristo est très patient devant son filet et c'est un incroyable atout pour cette équipe.

Vous vouliez vraiment rester en Suisse?

Oui, j'aime ce pays. Je me bien suis ajusté au hockey de LNA, je crois, et ma famille est très bien ici. On est heureux.

Jusqu'à apprendre le suisse-allemand à Rapperswil?

On avait commencé à prendre des cours. Mais tant pis, maintenant c'est inutile.

Et le français?

Oui, même si c'est encore plus dur. J'essaie d'apprendre un peu, jour après jour, je sais déjà quelques mots... Mais ça risque de prendre un moment.

Il y a pas mal de joueurs scandinaves au LHC, ça aide?

C'est toujours plus simple, en effet. Et les coaches parlent suédois également... Les Finlandais ne parlent pas cette langue, mais j'ai déjà causé avec tout le monde et c'est des bons types.

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