Tour de Romandie: Danilo Wyss veut en profiter un maximum
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Tour de RomandieDanilo Wyss veut en profiter un maximum

Le Vaudois porte avec fierté le maillot de champion de Suisse depuis près de dix mois et on ne l'a sans doute jamais autant remarqué. Il en profite chaque instant.

par
Robin Carrel
Sion
On a beaucoup vu l'Urbigène à l'avant du peloton depuis quelques mois.

On a beaucoup vu l'Urbigène à l'avant du peloton depuis quelques mois.

photo: Keystone/dan Peled

Le Vaudois de 30 ans ne compte tout de même pas les jours. Mais il voit arriver une date qu'il aurait volontiers repoussée. Le 25 juin prochain, à Martigny, il remettra en jeu son magnifique tricot de champion national. Un paletot qu'il a porté avec fierté et qu'il espère secrètement, pourquoi pas, conserver une année de plus sur ses épaules.

A-t-il du coup une certaine appréhension de devoir le rendre? «Non, je sais comment ça se passe, a assuré l'Urbigène. Mais avant, je vais faire finir cette boucle romande avec le maillot de champion de Suisse, ensuite courir le Tour de Californie sur lequel l'ambiance est assez sympa et enchaîner avec le Tour de Suisse. Ca sera trois belles courses où j'en profiterai un maximum, avant de le redonner ou... de le regagner une fois.»

«Une fierté»

Depuis qu'il arbore la croix blanche sur le torse, le Vaudois semble plus fort que jamais. Rares sont les courses où il n'est pas à l'avant. «C'est aussi parce qu'on me reconnaît beaucoup plus facilement, a-t-il décrypté. Ce tricot met en valeur mon travail. Quand on est tous habillés pareil, on ne sait pas qui bosse et on nous remarque moins. Porter un maillot distinctif permet vraiment de voir le boulot et de me faire reconnaître davantage. Du coup, on me fait beaucoup plus de commentaires et ça motive, c'est sûr. C'est une telle fierté de le porter.»

Cette visibilité supplémentaire ne doit pas faire oublier que le coureur de la BMC a beaucoup progressé ces dernières années. S'il est plus souvent distingué à l'avant du peloton, c'est aussi parce qu'il est plus fort, tout simplement. L'athlète de 30 ans en a convenu assez facilement: «Oui, j'ai connu une monte en puissance assez constante ces dernières années et porter les couleurs suisses galvanise, forcément.»

Une équipe en difficulté

Ce Tour de Romandie, en revanche, ne se passe pas très bien pour sa formation BMC. Son leader Richie Porte a abandonné, malade, jeudi matin, alors que l'autre patron de l'équipe américano-suisse, Tejay van Garderen, est à la peine. L'Américain pointe à la 9e place du classement général, à 1'22 du maillot jaune Nairo Quintana. Des résultats bien décevants pour une troupe qui visait la victoire finale à Genève.

«Tous les coureurs qui ont fait Liège-Bastogne-Liège dimanche dernier sous la neige sont arrivés en Romandie un peu entamés, a analysé Wyss. C'est difficile d'enchaîner ces deux compétitions, surtout avec les deux premières étapes dans le froid ici. Malheureusement on a perdu Richie, Tejay a chuté jeudi et connu ensuite une montée difficile. C'est clair qu'on espérait mieux que ça.» Si le beau est de retour et que le Tour de France se passe bien en juillet prochain, tout sera oublié.

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