20.07.2020 à 06:46

Jai Courtney«Dans cette crise migratoire, il n’y a que des perdants»

Le comédien est à l’affiche de «Stateless», poignante nouvelle série de Netflix dans laquelle il incarne un gardien dans un centre de détention de migrants.

von
Henry Arnaud, Los Angeles
Pour cette série, Jai Courtney a suivi de nombreux documentaires sur le quotidien d’employés d’institutions.

Pour cette série, Jai Courtney a suivi de nombreux documentaires sur le quotidien d’employés d’institutions.

AFP

L’Australien de 34 ans est dans la série «Stateless» sur Netflix qui suit la vie dans un centre de migrants illégaux en Australie. Habitué aux rôles d’action dans la saga «Divergente» ou «Suicide Squad», Jai Courtney incarne un gardien déchiré entre son travail, sa conscience et sa vie de famille.

Vous incarnez le gardien dun camp de réfugiés dans «Stateless». Quelle a été votre préparation pour ce rôle?
J’ai regardé d’excellents documentaires qui suivent le quotidien d’employés d’institutions que cela soit des prisons, des hôpitaux ou des centres de rétention de migrants. C’est terrible de voir comme ils sont affectés par leurs jobs au quotidien, et cela peut les emmener vers l’alcoolisme, la dépression, la drogue ou les violences domestiques. En arrivant sur les lieux du tournage en Australie, j’ai pu rencontrer d’anciens gardes qui ont fait le travail que je fais dans «Stateless». Leurs témoignages m’ont ouvert les yeux sur la situation. Ils ne sont pas naïfs et savent ce qu’ils font, mais ils sont souvent eux aussi prisonniers d’un système. S’ils veulent conserver leurs emplois et nourrir leurs familles, ils doivent suivre les règles. Dans cette crise migratoire, il n’y a que des perdants.

De «Terminator» à la série des films «Divergente» en passant par la série «Spartacus» ou encore «A Good Day to Day Hard», quel est le secret de votre diversité?
J’essaie autant que possible d’être là où l’on ne m’attend pas. On m’a souvent vu dans des films d’action américains et j’adore ces énormes machines avec des effets spéciaux. Mais cela fait du bien de jouer aussi dans des rôles qui dégagent davantage d’émotions comme celui du garde dans «Stateless» justement.

Qu’est-ce qui manque comme style de rôle dans votre carrière?
J’adorerais incarner un cow-boy et j’espère bien qu’on me proposera cela un jour prochain.

Vous faites tout pour cacher votre vie privée, pourquoi?
Je ne la cache pas, ma vie privée est juste terriblement ennuyeuse car je ne fais rien en dehors des tournages (rires). Je ne fais rien pour m’afficher avec ma compagne (ndlr: l’artiste Mecki Dent) mais nous ne vivons pas dans une tour d’ivoire non plus. Cela fait des années que nous vivons calmement loin des regards en Californie.

Vous reprenez votre rôle de Captain Boomerang dans «The Suicide Squad». Que peut-on attendre de ce second film?
Beaucoup d’humour. James Gunn (ndlr: le réalisateur) apporte son énergie et son approche très spécifique à ce film. C’était intéressant de développer ce personnage avec David Ayer dans le premier film et de voir l’évolution de Captain Boomerang dans cette suite avec un autre réalisateur. J’ai la chance de pouvoir alterner entre des choses comme «Stateless» et des grosses productions hollywoodiennes comme «The Suicide Squad». Cela me permet de varier mon approche du septième art.

Que peut-on révéler de l’intrigue de cette suite?
Il est trop tôt pour en parler, mais sachez que l’on va découvrir de nouveaux personnages et de nouveaux méchants, issus de l’univers des DC Comics. Je n’en dirai pas davantage.

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3 commentaires
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G.Tuddi

20.07.2020 à 08:18

Il a changé Christophe Maé !

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20.07.2020 à 07:21

Dans le passe, les réfugiés n' étaient pas placés dans des camps, car ils se comportaient bien. On n' a jamais vu de Tchécoslovaque ni de Vietnamien dealer dans nos rues. Ni revendiquer quoi que ce soit.

Nadine

20.07.2020 à 07:12

Tien ! Encore une série politisée qui nous explique comment penser, quoi penser et de quelle manière. Sinon, vois êtes au courant que l on peut pas accepter toute la misère du monde ? N a t on pas assez de pauvres chez nous ? La xénocratie a encore de belles années devant elle...!!