Automobile: Dans la tourmente, l'ACS veut rétablir le calme
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AutomobileDans la tourmente, l'ACS veut rétablir le calme

Le club va mettre en place des mesures d'urgence afin de remettre de l'ordre en son sein.

photo: Kein Anbieter/DR/Photo d'illustration

Visé par une tentative de putsch, Mathias Ammann, président de l'Automobile Club Suisse (ACS), tente de rétablir le calme.

L'heure n'était pas franchement à la rigolade ce mardi à Berne, lors d'une conférence de presse organisée en catastrophe par l'ACS. En guerre contre plusieurs chefs de section et sous le coup d'une plainte pour faux dans les titres et gestion infidèle des affaires, Mathias Ammann souhaite rétablir le calme.

Le président de l'ACS restera à la tête du lobby routier jusqu'à la clarification totale des attaques dont il est la cible. Un laps de temps qui permettra également de remettre de l'ordre et de préparer sa succession, à laquelle il ne s'opposera pas.

Il a néanmoins souligné qu'il ne pouvait accepter de se retirer sous la pression des luttes de pouvoir. Prêt à démissionner «dès que tous les reproches seront clarifiés», Mathias Ammann souhaite avant tout trouver un successeur qui connaisse parfaitement le club et qui soit prêt à le diriger sur le long terme.

«Projet Louis XIV»

Sous pression depuis plusieurs jours, le président de l'ACS serait la cible d'un coup d'Etat orchestré par la présidente de la section zurichoise Ruth Enzler. Un putsch surnommé «Projet Louis XIV» qui vise à couper la tête du club pour y placer un nouveau pion, en la personne du conseiller national Christian Wasserfallen (BE/PLR).

«Quelques rares meneurs ont porté atteinte à la réputation de l'ACS pour des raisons purement personnelles», a déclaré Mathias Ammann, pour qui les critiques formulées sont injustifiées. Il aurait notamment touché 60'000 francs de frais, alors que son prédécesseur n'en recevait que 25'000.

Un directeur ad intérim

Accusé de violations du devoir de fidélité et d'autres faits encore à clarifier, le directeur général Stefan Holenstein a été licencié vendredi. Michael Gehrken, directeur de l'Association suisse des transports routiers (ASTAG), assurera l'intérim.

L'assemblée des délégués, qui allait être repoussée, se tiendra finalement jeudi comme prévu. Douze sections de l'ACS (sur 19) ont en effet souhaité que la date soit maintenue, «ne tolérant pas que des règles de base démocratiques soient enfreintes», expliquent-elles dans un communiqué.

Une commission d'enquête neutre doit désormais faire toute la lumière sur ces affaires qui déchirent l'ACS. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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