«Switzerlanders»: «Dans la vallée de Binn, je connais chaque sentier»
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«Switzerlanders»«Dans la vallée de Binn, je connais chaque sentier»

La passion de Peter Mangold est une langue quasi morte. Et c'est notamment ce qui fait la joie de ses hôtes.

par
Noah Zygmont
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«J'adore lire aux hôtes des poèmes qui leur fournissent de la nourriture spirituelle pendant le repas.»

«J'adore lire aux hôtes des poèmes qui leur fournissent de la nourriture spirituelle pendant le repas.»

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En arrivant chez Peter Mangold (62 ans), son chien Bo nous lance un regard méfiant. Un lac s'étend à l'horizon. À droite, la petite cabane de Peter et, à côté, son bistrot, le Twingi-Stubji. Assis sur une chaise de jardin, notre hôte sort un livre et commence à lire un poème. «Vous n'avez rien compris?» demande-t-il? Nous acquiesçons en riant.

«Ce poème est l'œuvre d'Anna Maria Bacher. Il est en Pomatter-Titsch, un dialecte vieux de 600 ans que parlaient jadis des Valaisans émigrés», explique Peter. La langue est tout sauf facile et n'est parlée que par une centaine de personnes. L'attachement à sa patrie est crucial pour Peter, raison pour laquelle il se passionne pour cet idiome. Et s'il arrive au Valaisan de ne pas comprendre un passage d'un poème, il compose le numéro d'Anna Maria Bacher.

«J'adore lire aux hôtes des poèmes qui leur fournissent de la nourriture spirituelle pendant le repas.» Et quoi de plus exaltant que de rencontrer des nouvelles personnes, dont certaines réservent des lectures de poésie chez lui? «Une fois sur trois, une bière au Twingi-Stubji se transforme en un grand événement où je récite des poèmes autour d'un repas du soir.»

«À l'avenir, j'aimerais réciter encore plus de poèmes»

En tant qu'accompagnateur en montagne diplômé, Peter propose également des tours dans la vallée de Binn. Il y connaît chaque sentier, chaque ruisseau et chaque pierre. «Mon grand-père est mort ici, dans les gorges de Twingi, lors d'une avalanche. Notre histoire familiale est donc profondément ancrée dans la vallée.» Peter a vécu 30 ans à Zurich où il travaillait comme psychologue. «À 50 ans, je me suis demandé si cela valait la peine de travailler autant.» Cela n'en valait pas la peine.

Aujourd'hui, il travaille de façon bien plus consciente. «Mon activité se compose d'un mélange de randonnée, de culture, de bonne nourriture et d'une portion de pitreries de haut niveau», se vante Peter. «À l'avenir, j'aimerais réciter encore plus de poèmes d'auteurs divers.» De préférence dans son Twingi-Stubji.

Maintenant, c'est ton tour: ­envoie-nous ta vidéo sur

switzerlanders.20min.ch

«Switzerlanders» est un projet culturel de Tamedia.

Michael Steiner explique le projet «Switzerlanders» et ce qu'il attend du matériel envoyé:

Switzerlanders: le lancement

Michael Steiner t'explique comment réaliser de belles vidéos:

Switzerlanders: marche à suivre

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