Italie: Dans le coma à cause des délires de l'anesthésiste
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ItalieDans le coma à cause des délires de l'anesthésiste

Après avoir accouché dans d'étranges circonstances, une femme est dans un état végétatif depuis deux ans. Son mari cherche toujours à savoir la vérité.

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dro

Que s'est-il réellement passé à l'hôpital «Pugliese» de Catanzaro en Calabre, durant la nuit du 6 mai 2014? Selon le «Corriere della Sera», les souhaits invraisemblables de l'anesthésiste seraient à l'origine de l'état de santé d'une maman dans le coma après avoir donné naissance à son premier enfant.

Quand cette anesthésiste était présente dans la salle d'opération, elle exigeait que le volume des alarmes des appareils respiratoires soit baissé presque au maximum, explique le quotidien italien. Cette femme ne supportait pas le bruit des instruments qui avertissaient la réduction de la saturation de l'oxygène chez les patients.

Un mari désespéré, une anesthésiste décédée

Pour ne pas «déranger» la sensibilité de cette anesthésiste, aujourd'hui, une femme est dans le coma précisément parce que personne, dans la salle d'accouchement, ne s'était aperçu que la patiente manquait cruellement d'oxygène.

Les collègues étaient au courant de comportements étranges, qui avaient même rendu très difficile la gestion de cette femme dans le service de pédiatrie. Le responsable d'un hôpital romain qui collaborait avec celui du drame avait déjà tiré une fois la sonnette d'alarme: il avait expressément demandé de ne plus permettre à cette anesthésiste d'exercer au centre de chirurgies pédiatriques.

Emotionnellement instable

La réaction de l'hôpital «Pugliese» de Catanzaro ne s'était pas fait attendre. Seulement voilà, au lieu d'interdire l'accès aux salles d'opération à la médecin, il lui a attribué «un tuteur, qui lui apportait un soutien psychologique».

Les témoignages font froid dans le dos: «Cette femme était émotionnellement instable», raconte une collègue, qui revient sur un épisode traumatisant du 30 juin 2014. «Un jour, alors que nous travaillions ensemble, elle a pris un enfant dans ses bras avant de s'agenouiller devant les parents du bébé. A ce moment précis, elle leur a dit que nous étions tous dans les bras des anges», se souvient-elle.

Actes irrationnels

Une autre collègue se rappelle: «Un jour, juste avant l'opération d'un bébé, elle a posé l'image de la Vierge sur le torse de l'enfant, invitant la mère du petit à prier le plus fort possible avant l'opération. Elle lui a dit que si les choses venaient à mal tourner, la Vierge allait venir prendre son fils pour l'emmener au Ciel pour qu'il devienne un ange».

L'anesthésiste avait été inscrite au registre des médecins sous enquête par le Ministère public au mois de juillet 2014. Six mois plus tard, elle était décédée de mort naturelle. Elle n'a jamais été interrogée.

Le mari de la victime souhaite que l'enquête avance, bien que ce ne soit pas le cas. «Il y avait d'autres médecins dans cette salle cette fameuse nuit, gronde-t-il. Ils sont tout autant responsables que l'anesthésiste et doivent avouer les erreurs qui ont provoqué l'état de mon épouse».

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