Julie Ordon: «Dans ma famille, on a de bons gènes!»
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Julie Ordon«Dans ma famille, on a de bons gènes!»

Julie Ordon n'a pas peur de prendre des rides. D'autant plus que les gens la prennent souvent pour la baby-sitter de sa fille.

par
Ludovic Jaccard

Du haut de ses 29 ans, Julie Ordon constate qu'elle ne fait pas son âge. Un atout pour faire durer sa carrière. En plus du mannequinat, la Genevoise a décroché un rôle dans la série «Paris», qui sera diffusée en mars sur Arte.

Vous jouez dans la série «Paris». Comment avez-vous été contactée?

Mon agent m'a fait passer un essai qui s'est très bien déroulé. Mais cela a été aussi très rapide. Entretemps, j'avais oublié que j'avais fait cette audition. J'ai donc été surprise quand mon agent m'a rappelée, quelques semaines après, pour me dire que je l'avais réussie. D'autant plus que c'était un projet génial avec des comédiens très investis et avec un très bon réalisateur. C'était donc une très bonne surprise.

Quel est votre rôle dans cette série?

J'incarne une femme qui a une sale vie. Elle sort avec un mec qui fait partie de la mafia. Il est son mac et il la maltraite. Mais elle sait comment utiliser son pouvoir de séduction pour avoir ce qu'elle veut.

Pourquoi vous lancer dans le métier d'actrice?

J'adore ça. J'ai commencé à faire du théâtre très jeune. C'est une passion que j'ai depuis toujours.

Le tournage s'est-il bien passé?

Oui, vraiment. Je suis quelqu'un de très ouvert. Je parle avec tout le monde. Je pense donc que l'ambiance est meilleure quand on est simple. On a tourné d'avril à juin avec une équipe, et forcément des liens se créent assez vite. J'ai fait ma dernière journée de tournage le jour de mon anniversaire. C'était très sympa, mais aussi très fatigant car j'avais fait un peu la fête le soir d'avant.

Préférez-vous jouer devant les caméras au mannequinat?

Les deux activités sont très différentes. J'adore la mode, c'est amusant, mais c'est aussi très fatigant. On a jamais 5 minutes pour se reposer sur un shooting. Quant au cinéma, c'est aussi intense de tourner. Par contre, on a un peu plus de temps pour se reposer entre deux scènes.

Le physique est très important dans ces métiers. Avez-vous peur de vieillir?

Non pas vraiment, même si j'aimerais avoir 21 ans toute ma vie! (rires) Je n'angoisse pas du temps qui passe parce que c'est si merveilleux de voir grandir ma fille. Elle a 4 ans.

Que pensez-vous de la chirurgie esthétique?

Si c'est fait de manière discrète et que cela ne change pas trop le visage, pourquoi pas. Mais 90% des femmes qui y ont eu recours en abusent. Du coup, elles paraissent plus vieilles que leur âge. C'est dommage. Moi, j'ai beaucoup de chance. Dans ma famille, on a de bons gènes. On me demande encore ma carte d'identité quand j'achète des billets de loterie. Les gens croient souvent que je suis la baby-sitter de ma fille. Donc, ça va, je ne peux pas me plaindre!

Comment réagiriez-vous si votre fille voulait avoir la même carrière que vous?

C'est déjà une petite actrice! Elle fait rigoler tout le monde. Si elle veut devenir mannequin, j'aimerais qu'elle attende un peu plus longtemps que moi pour s'y lancer. J'avais 15 ans quand j'ai commencé. Qu'elle finisse ses études avant. Je l'accompagnerai pour ses débuts dans ce métier.

Avez-vous pu vous en sortir sans problème dans ce milieu parfois risqué?

Quand j'ai commencé à Paris, je me suis fait rapidement des amis. Quelques mois plus tard, j'ai commencé à boire et à fumer. Les gens du métier me disaient de faire attention à ma peau. J'avais pris quelques kilos et mes agents étaient assez durs. Ils me disaient: « Là, va falloir que tu retournes en Suisse, parce que tu ne peux pas bosser comme ça!» Et je leur disais: «Ben je bosse ou je bosse pas, tant pis.» Il y avait des filles qui mangeaient une pomme par jour. Elles voulaient être le plus maigre possible. Moi, j'étais différente et c'est peut-être pour ça que ma carrière a été un peu plus prononcée que la leur. J'ai su m'imposer avec ma petite taille et mes petites joues.

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