Actualisé 23.12.2019 à 05:09

Ella Balinska

«Dans mes films, je cours tout le temps»

Avec «Charlie's Angels», en salle ce 25 décembre, Ella Balinska tient son premier rôle en tête d'affiche d'un film.

de
Henry Arnaud

La bande-annonce de «Charlie's Angels», d'Elizabeth Banks.

À 23 ans, la Britannique intéresse les milieux de la mode, puisqu'elle fait du mannequinat. Mais ce qui l'intéresse, elle, c'est le cinéma. Cette adepte des arts martiaux a répondu à nos questions avant la première de «Charlie's Angels» à Hollywood.

La plupart des lecteurs de «20 minutes» vont vous découvrir en même temps que le film, ce mercredi 25 décembre 2019. Mais qui est Ella Balinska?

J'ai grandi à Londres avec un père polonais, Kaz, et une maman noire mannequin devenue chef d'un resto, Lorraine (ndlr: qui a sa propre émission culinaire). Comme beaucoup de jeunes qui, comme moi, ont des parents d'origines différentes, il m'est souvent arrivé à l'école d'être la seule de race mixte et d'avoir du mal à trouver ma place dans un groupe.

Et puis un jour j'ai vu «Avatar» et Zoe Saldana. Je me suis identifiée à elle et je me suis dit que c'était dans le cinéma que j'aurais ma place. J'ai commencé à jouer au théâtre de mon école.

Que peut-on dire de la version 2019 de «Charlie's Angels»?

C'est une version moderne et très actuelle où les filles prennent les commandes et sont totalement capables de se débrouiller seules dans leurs enquêtes. J'incarne Jane Kano, une ex-agent secret du MI6. Elle est forte, sportive et ultra prête quelle que soit la situation. La force de cette franchise est la camaraderie d'un groupe de filles.

Justement, comment s'est passé le tournage avec Kristen Stewart et Naomi Scott?

J'ai rencontré Naomi lors des essayages des costumes car nous sommes toutes deux de Londres, mais je n'ai vu Kristen que le premier jour sur le plateau. Cela n'a pas empêché notre trio d'être inséparable dès le départ. Nous sommes restées très proches depuis la fin de la production. On se donne souvent des nouvelles par internet.

Est-ce que votre vie a déjà changé depuis que vous avez été choisie pour être une «Drôles de dames»?

Il est évident que participer à une telle franchise à succès change le cours des choses dans la carrière d'une débutante comme moi. Mais il m'est arrivé quelque chose qui m'a appris à garder les pieds sur terre.

J'étais dans un café en train d'attendre mon tour pour commander ma boisson chaude et un inconnu s'est approché de moi en me disant qu'il m'avait reconnue mais ne savait pas d'où. Après quelques secondes d'hésitations, il m'a dit: «C'est vous qui m'avez vendu ma dernière paire de chaussures l'an passé!» Et il avait sûrement raison car je bossais dans un magasin pour payer mes factures avant de tourner ce film. Je suis loin d'être une star (rires).

Que peut-on vous souhaiter pour 2020?

De continuer sur ma lancée. Je viens de terminer un film d'horreur qui va sortir avant le printemps (ndlr: «Run Sweetheart Run», dont la sortie est prévue en Grande-Bretagne mais pas encore en Suisse). Il n'y a rien de plus valorisant pour un acteur que de passer d'un extrême à l'autre après chaque film. Dans «Charlie's Angels», je courais vers le danger pour sauver les autres. Dans «Run Sweetheart Run», je cours le plus loin possible pour éviter de mourir. Bref, je cours tout le temps. Heureusement que j'aime le sport!

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