Actualisé 22.02.2014 à 14:24

Divers

Dans quatre ans, un autre monde

Les prochains Jeux olympiques d'hiver en 2018 vont revenir à taille humaine. Les Sud-Coréens de Pyeongchang feront dans le modeste, en comparaison au gigantisme russe.

de
Robin Carrel, Sotchi
La bourgade de Pyeongchang où se dérouleront les JO 2018

La bourgade de Pyeongchang où se dérouleront les JO 2018

Après Nagano (1998), Salt Lake City (2002), Turin (2006), Vancouver (2010) et Sotchi cette année, toutes des villes de tailles plus que respectables, les JO vont enfin avoir lieu dans un «vrai» décor hivernal. Le centre névralgique des prochaines joutes se situera en effet à l'Alpensia Resort, sur la commune de Daegwallyeong-myeon (6000 habitants environ). Mais les prochains Jeux auront aussi vue sur mer, puisque le hockey sur glace, le curling, le short-track et le patinage de vitesse auront lieu à Gangneung, sur les rives de la Mer du Japon.

Retour à la réalité

L'intégralité des Jeux se déroulera dans le district de Pyeongchang, dans la province de Gangwon. La ville de Pyeongchang, elle, n'est peuplée que 9293 habitants. Elle est située à environ 700 mètres d'altitude. Il s'agit donc d'un sacré bouleversement des habitudes, après la «monstruosité» des festivités du côté de la Russie. Un retour à la réalité aussi pour le CIO, dont les exigences effraient de plus en plus les organisateurs potentiels, à commencer par Munich, Stockholm et Davos, qui ont tous refusé de déposer une candidature en votation populaire.

Pour le moins méconnue vue d'Europe, la région de Pyeongchang, et plus particulièrement le complexe Alpensia, ont déjà accueilli l'élite de certaines disciplines. Les championnats du monde de biathlon y ont eu lieu en 2009 et une étape de coupe du monde y avait été organisée la saison d'avant. Le parc de saut à skis a pour sa part reçu régulièrement la Coupe continentale. Des pré-olympiques y seront bien entendus programmés afin de tester les installations.

41 milliards de moins

Pour l'instant, le budget de ces 23es Jeux d'hiver se monte à deux milliards de dollars pour la partie sportive et de sept milliards pour les infrastructures entourant les deux semaines de festivités. «Les coûts sont modestes, car la plupart des infrastructures existent déjà, a lâché Jin-Sun Kim, le président et chef exécutif de l'organisation asiatique. Les sept milliards incluent des fonds privés pour les routes, les transports publics et le train à haute vitesse qui nous reliera à Séoul.»

«Notre vision est très claire, a assuré Kim. Nous voulons ouvrir de nouveaux horizons à notre région en développant nos industries, en offrant un véritable carrefour de sports d'hiver dans la Province de Gangwon. Nos Jeux seront aussi ceux de la culture, du respect de l'environnement et de la paix.» Deux, au moins, de ces trois conditions sont en effet très discutables et discutées du côté de Sotchi...

«Lorsque nous recevrons, dimanche, le drapeau olympique, l'essentiel sera devant nous. Le monde entier sera embarqué à nos côtés», a-t-il conclu. A Sotchi, les Coréens ont envoyé 154 observateurs pour «espionner» la manière de faire des Russes. Au niveau de l'organisation, difficile de régater par rapport aux milliards et au très fort engagement gouvernemental. Au niveau ferveur populaire par contre, pas de soucis à se faire. Ca ne peut pas être pire.

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