Sophie Kauer dans un film grâce à ses talents de musicienne

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Sophie KauerDans un film grâce à ses talents de musicienne

La jeune Anglaise Sophie Kauer joue face à Cate Blanchett dans «Tar», alors qu’elle n’avait jamais rêvé de faire du cinéma.

par
Henry Arnaud, Los Angeles

Dans le long métrage, en salles dès le 25 janvier 2023, Sophie, 21 ans, incarne une jeune violoncelliste qui auditionne pour rejoindre l'orchestre philharmonique, dirigé par Lydia Tar (Cate Blanchett). Sans aucune expérience d’actrice, la Britannique a été sélectionnée grâce à ses talents de musicienne alors qu'elle étudie la musique classique à l'Académie norvégienne d’Oslo.

Quel est votre parcours?

Mes parents ont compris dès mon enfance que j’étais attirée par la musique classique et ils m’ont inscrite à des cours d’éveil. Certaines filles choisissent la danse, le sport, la comédie. Pour moi, il n’y avait que la musique qui comptait. D’ailleurs, quand on m’a demandé de me filmer en train de jouer du violoncelle pour l’audition de «Tar», je n’ai pas répondu tout de suite car j’étais dans une période d’examens. Je n’ai jamais rêvé d’être actrice. Quand le réalisateur Todd Field m’a téléphoné pour me parler du tournage, je n’avais même pas compris que j’avais décroché le rôle (rires).

Avez-vous été impressionnée face à Cate Blanchett?

J’étais intimidée lors de notre première rencontre, mais elle a été si abordable que mon stress a disparu en quelques secondes. Elle n’a pas d’ego et fait tout pour mettre les autres à l’aise. Elle m’a aussi beaucoup aidée face aux caméras.

De quelle manière?

Nous avons eu de nombreuses rencontres et discussions pour évoquer et répéter chaque scène. Cela m’a mise en confiance. Durant le tournage, Cate aimait aussi improviser ce qui parfois m’étonnait ou me déstabilisait. Mais c’était exactement ce qu’il fallait pour mon rôle. J’ai eu de la chance car je n’avais qu’une chose à faire: me laisser guider par Cate.

Est-ce différent de jouer du violoncelle devant des caméras de cinéma plutôt qu’en concert avec un orchestre?

La seule différence est dans l’interprétation. Le réalisateur m’a demandé de jouer un concerto que je connaissais bien, mais il voulait filmer cela sans répétition, en direct, sans aucun montage pour que le résultat soit le plus brut et le plus authentique possible. C’était un bon challenge.

Avez-vous à présent le désir d’une carrière à Hollywood?

Non, oui, peut-être (rires). Je vous avoue que je prends tout ça un jour après l'autre. La musique est ma vraie passion d’enfance et pour le moment, je veux continuer mes cours de violoncelle. Je ne pense à rien d’autre.

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