Ski de fond: Dario Cologna: «C'était la course parfaite!»
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Ski de fondDario Cologna: «C'était la course parfaite!»

Vainqueur du 15km classique des Jeux olympiques, le Grison a porté son total de titres olympiques à trois. Et ce n'est peut-être pas fini. Réactions.

par
J.-Ph. Pressl-Wenger
Krasnaya Polyana

Peu après son deuxième triomphe en Russie, Dario Cologna s'est prêté de bonne grâce au jeu des questions.

Dario Cologna, quelle course ! Quand avez-vous réalisé que vous alliez gagner ?

- J'ai vu Johan Olsson, qui était parti devant moi. Ensuite, j'ai realisé qu'il était deuxième au classement provisoire. Je savais donc que si je le rattrapais, l'or ne m'échapperait pas.

Vous revenez d'une blessure à la cheville et vous gagnez le skiathlon, puis le 15km. Quels sont vos sentiments aujourd'hui ?

- C'est fantastique! J'avais déjà de la peine à croire à ma première médaille d'or, en revenant de blessure. Et maintenant j'en ai une deuxième.

Quel titre a le plus de valeur selon vous?

- La première médaille m'a apporté beaucoup d'émotion. Après tout le travail pour revenir à niveau physiquement. Cette deuxième médaille d'or est juste incroyable.

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre course ?

C'était la course parfaite. Je savais que j'étais en forme et que ça allait être très dur, avec ces conditions printanières. Mais je m'y suis préparé comme il faut. Nous avons bien préparé la course au niveau tactique et ça a marché.

Pour la suite des Jeux, il reste trois épreuves : le sprint par équipes, le relais et le 50 km. Allez-vous vous aligner dans chacune d'entre-elles ?

- Je vais disputer le sprint par équipes avec mon frère Gian-Luca. C'est une opportunité qu'on aura peut-être plus. Je serai au départ du 50km, mais pour le relais, on doit en discuter vendredi soir avant de prendre une décision (ndlr: finalement, le Grison a choisi d'y renoncer).

L'importance du matériel

Vendredi sur les pistes du Laura Center de Krasnaya Polyana, les skis ont joué un rôle prépondérant. Ceux de Cologna, par exemple, glissaient merveilleusement alors que ceux du Canadien Alex Harvey "n'avançaient pas". Dans ce domaine, la Suisse a comblé son retard. "On a vraiment investi depuis Vancouver. Environ 600'000 francs pour un camion, une machine pour les skis, c’est cinq fois plus qu’avant les JO de Vancouver, détaille Hyppolyt Kempf, l'entraîneur en chef des fondeurs suisses, hilare. On a tout fait juste, on a aujourd'hui une personne en plus dans le staff, qui ne s’occupe que des structures des skis."

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