Actualisé 27.08.2011 à 10:46

«Pardonnez-moi»Darius Rochebin piège Jean-Claude Biver

Le 7 septembre, le Luxembourgeois Jean-Claude Biver va obtenir la nationalité helvétique. Il ne connaît toutefois pas un mot de l'hymne national suisse et sèche sur l'histoire de Guillaume Tell.

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Source: «Pardonnez-moi»/TSR

Convié par la TSR pour commenter la situation économique (franc fort, taxation des riches, crise de l'endettement en Europe et crise de l'euro), Jean-Claude Biver est revenu sur son actualité personnelle: l'acceptation par les autorités vaudoises de sa demande de naturalisation.

«Le 7 septembre, avec ma femme et mes enfants, je deviens Suisse après avoir vécu 52 ans ici. C'est un évènement!» a expliqué le patron de la marque de montres de luxe Hublot, vendredi 26 août lors de l'enregistrement de l'émission de la TSR «Pardonnez-moi» (diffusée dimanche 28 août à 13h10 sur TSR 1), animée par Darius Rochebin.

«Citoyen de la terre qui m'a nourri»

«Je suis convoqué au Palais de Rumine, à la place de la Riponne à Lausanne. Là où j'ai fait mes études de HEC. Ce sera une émotion pour moi car la Suisse, c'est ma terre. A la fois celle qui me nourrit mais aussi celle d'où je tire mon énergie. Celle-ci vient en effet de la terre suisse, de la terre vaudoise, de celle du Lavaux. Je vais donc enfin avoir le passeport de ma terre!», a-t-il poursuivi.

Jean-Claude Biver, dont la fortune est estimée à 100 millions de francs par le magazine «Bilan», a précisé que s'il avait attendu aussi longtemps pour demander et obtenir un passeport rouge à croix blanche, c'est qu'il ne voulait pas perdre son passeport luxembourgeois de naissance, le Grand-Duché refusant pendant longtemps d'accorder la double-nationalité à ses citoyens.

Sa «suissitude» n'a pas été testée

Interrogé par le journaliste vedette de la TSR sur les modalités de sa demande et si ses connaissances de la Suisse avaient été testées par les autorités comme dans le film culte «Les faiseurs de Suisses», Jean-Claude Biver a raconté que cela avait été juste une formalité: «Après avoir relancé la montre mécanique avec Blancpain en 1982, après avoir fait des désalpes et produit 5 tonnes de fromage par an, la commune de la Tour-de-Peilz m'a dit que ce serait quand même le comble qu'on interroge et qu'on fasse faire une fondue à quelqu'un qui est plus Suisse que Suisse!». Une précaution que les autorités communales auraient peut-être dûe prendre...

Biver ne connaît pas un mot de l'hymne national

En effet, Darius Rochebin l'a alors testé sur sa culture suisse. Le journaliste vedette de la TSR lui a posé trois questions basiques. Si Biver a péniblement réussi à donner le nom du plus haut sommet de Suisse (La Pointe Dufour). Mais a échoué sur des questions concernant l'histoire suisse («Qui était le bailli que Guillaume Tell a défié ?») et a été incapable de chanter le moindre parole de l'hymne national suisse. «Je ne chante pas non plus le luxembourgeois», s'est défendu Jean-Claude Biver, en se marrant.

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