Télévision: Darius Rochebin toujours privé d’antenne
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TélévisionDarius Rochebin toujours privé d’antenne

Le journaliste suisse parti l’an dernier sur la chaîne LCI attend toujours de savoir s’il pourra reprendre son émission quotidienne. La décision est suspendue à l’enquête interne de la RTS, qui prend plus de temps que prévu.

AFP

Le grand changement dans la vie de Darius Rochebin est intervenu l’été dernier, quand le célèbre présentateur du TJ suisse a rejoint la chaîne française LCI pour y présenter chaque jour un grand interview. Mais c’est fin octobre que le quotidien du journaliste a volé en éclats. A peine quelques semaines après son départ de la RTS, son nom s’est retrouvé, avec celui d’autres cadres, mêlé à un scandale de harcèlements sexuels et de gestes déplacés révélé par une enquête du «Temps». Aussitôt après, Darius Rochebin a demandé à être libéré de ses obligations.

Mais ce retrait, à l’origine prévu pour quelques jours, se prolonge et le journaliste est toujours privé d’antenne. Alors qu’une décision sur son retour avait été annoncée pour fin janvier, puis fin février, elle vient à nouveau d’être reportée, révèle «Le Parisien». Car les responsables du groupe TF1 attendent les conclusions des enquêtes commandées par la SSR après ces révélations pour se prononcer. Or, celles-ci prennent bien plus de temps que prévu (lire encadré): on parle désormais d’une échéance à mi-avril, selon les informations recueillies par le quotidien français. Qui souligne que la décision sera quoi qu’il en soit difficile à prendre, comme le résume une source anonyme citée dans l’article: «Soit, ils écartent Darius et c'est une injustice. Soit, ils le gardent, et c'est un vrai problème. Que les accusations soient des calomnies ou la vérité, ça laisse forcément des traces.»

Plus de 200 témoignages

Mi-novembre, la SSR annonçait avoir mandaté trois enquêtes indépendantes pour faire toute la lumière sur des cas présumés de harcèlement à la RTS. Mais, selon les informations recueillies par «Le Parisien», les auditeurs externes ont recueilli près de 220 témoignages, ce qui a conduit les différents intervenants à rallonger le délai imparti pour rendre leurs conclusions. Quand le scandale a éclaté, la direction de la RTS avait été mise en cause par des employés, qui la soupçonnaient d’avoir failli dans sa gestion des cas qui lui étaient rapportés et de n’avoir pas sanctionné les auteurs des faits reprochés. Dès lors, pas question de brader les enquêtes en cours. «Dans une affaire aussi complexe, le sérieux de la démarche est essentiel», a communiqué la SSR au quotidien français.

(jfz)

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