«Darkrooms» dans les bars: illégales à Zurich
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«Darkrooms» dans les bars: illégales à Zurich

Les «darkrooms», ces «pièces sombres» fréquentées par les homosexuels à la recherche de relations sexuelles, sont illégales lorsqu'elles sont à l'intérieur d'un bar.

C'est l'avis du Tribunal de district de Zurich, qui a condamné un tenancier à une amende de 300 francs.

Les «darkrooms» intégrées dans un bar ou un autre établissement de ce genre violent la loi sur l'hôtellerie et la restauration, a estimé le Tribunal de district selon le jugement rendu public mardi par l'avocat du tenancier incriminé. L'accord trouvé en août dernier entre la ville et les gérants des «darkrooms» n'y change rien.

Celui-ci établit que les «pièces sombres» doivent être séparées du reste de l'établissement tant sur la plan visuel qu'acoustique, et clairement signalées. L'âge d'entrée minimal est fixé à 18 ans. La prostitution y est interdite. Les gérants sont tenus de signer la Charte de prévention de l'Association des établissements gay de Suisse (VEGAS) et de l'Office fédéral de la santé.

«Désavoués»

«Nos efforts et ceux de la ville de Zurich sont désavoués par la décision du Tribunal de district», a déclaré mardi devant les médias le vice-président de Pink Cross, Pierre André Rosselet. L'avocat du tenancier condamné, qui avait plaidé l'acquittement, a dénoncé un «procès pour l'exemple contre les darkrooms». Il a annoncé qu'il allait recourir auprès du Tribunal cantonal.

Dans le bar de son client, la «darkroom» était séparée du reste de l'établissement par un filet de camouflage de l'Armée suisse. Après deux contrôles de la police municipale de Zurich, il a été dénoncé auprès des autorités puis condamné à une amende d'ordre de plus de 300 francs, une amende confirmée maintenant par le Tribunal de district. (ats)

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