Actualisé 24.10.2014 à 16:38

Tennis - Bâle

David Goffin poursuit son incroyable série

Le Belge a éliminé Milos Raonic en quarts de finale du tournoi rhénan. Il remporte par la même occasion son 42e match sur 44 disputés depuis Wimbledon.

de
Laurent Morel, Bâle
David Goffin s'est montré très solide contre Milos Raonic.

David Goffin s'est montré très solide contre Milos Raonic.

Il avait presque l'air gêné, David Goffin, en arrivant en conférence de presse après sa victoire face à Milos Raonic (ATP 9) en quarts de finale à Bâle (6-7 6-3 6-4). Le Belge de 23 ans (ATP 28) atteint pour la première fois de sa carrière les demi-finales d'un tournoi labellisé ATP 500. «C'est clair qu'il s'agit d'une de mes plus belles victoires, a relevé le Liégeois. Je ne réalise pas vraiment ce que je réussi depuis Wimbledon.» Depuis une défaite au premier tour à Londres contre Andy Murray, «La Goff» a signé 42 succès contre seulement deux revers, décrochant des titres sur les tournois de Kitzbühel et Metz (ATP 250) et lors de quatre Challengers.

Face à Raonic ce vendredi, l'électricité lui a joué des tours. Un problème «indépendant de la volonté» des organisateurs a obligé les joueurs à rentrer au vestiaire, comme cela avait déjà été le cas pour Wawrinka et Kukushkin mardi. Cette fois, le Belge servait pour le premier set, mais était mené 30-40. La suite, on la connaît. «Je pensais beaucoup à cette balle de break dans le vestiaire, a signalé le droitier d'1m80 pour 68 kg. Je voulais simplement revenir sur le court pour pouvoir jouer ce point.» Un point qu'il a gagné, avant de laisser filer le set.

«Je suis content de la manière dont j'ai joué ensuite, s'est réjoui Goffin. J'ai su resté concentré tout le match.» Des propos confirmés par sa victime du jour. «Il a un jeu très solide, a déclaré Raonic. Il est en plus en pleine confiance et est bon sur tous les coups. Il peut tout faire. Il est rapide, fort en coup droit et en revers.»

Un certain temps pour confirmer

Le grand public avait découvert le Belge en 2012, lorsqu'il était passé par les qualifications avant d'atteindre les huitièmes de finale à Roland Garros, faisant même trembler son idole Roger Federer. «J'ai entendu pas mal de choses après cela, certains ont cru que j'étais en dépression car je n'ai pas tout de suite confirmé, mais pas du tout, s'est exclamé Goffin. En 2013, je suis bien revenu et puis je me suis fracturé le poignet. C'était aussi un moment difficile. Maintenant, j'espère être reparti pour de bon.»

Cette année, c'est avant le Grand Chelem parisien qu'il a décidé de changer d'entraîneur, afin de donner une nouvelle impulsion à sa carrière jusqu'ici en dents de scie. «J'ai commencé à jouer bien mieux à l'entraînement, a expliqué «La Goff». Par la suite, j'ai reproduit ça en match. J'ai décidé de jouer des Challengers pour me donner de la confiance.» Et cela a marché. Désormais 28e mondial, il sera tête de série lors du prochain Open d'Australie. «Ca n'était pas forcément un objectif, mais c'est intéressant, a-t-il rappelé. J'affrontais souvent des gros dès le premier tour des tournois du Grand Chelem. Désormais, rien ne sera facile, mais les gros matches n'arriveront normalement qu'à partir du troisième tour.»

Samedi, Goffin retrouvera le vainqueur de la partie opposant le prodige Borna Coric et Rafael Nadal. «J'ai joué à l'entraînement avec l'Espagnol hier et me suis échauffé avec le Croate ce matin, je sais donc un peu à quoi m'attendre mais je vais regarder leur match et essayer de faire de mon mieux demain, a souri le Liégeois, qui avoue avoir passablement de pression en Belgique, où il est le meilleur du pays. Je n'ai rien à perdre.»

Ca se gâte pour Raonic

En sortant dès les quarts de finale, Milos Raonic a réalisé une mauvaise opération en vue d'une qualification pour le Masters de Londres, qu'il se dispute avec Tomas Berdych, Andy Murray, David Ferrer et Grigor Dimitrov. Il reste deux places, voire trois si Rafael Nadal ne s'y rend pas. «J'ai alterné le bon et le moins bon contre Goffin, a relevé le Canadien. Mais je me sens bien, je ne ressens plus le virus qui m'a handicapé ces dernières semaines.»

A Valence, Murray et Ferrer ont eux passé le stade des quarts de finale et marqueront des points importants avant le rendez-vous de la semaine prochaine à Paris-Bercy. «Il y a trop de facteurs pour évaluer mes chances d'aller à Londres, a souligné Raonic. Je dois bien jouer, ce que je crois que je peux faire à Paris. C'est un bon environnement pour moi mais je dois être plus agressif. Je vais m'entraîner dans cette idée.»

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