Football: David Lemos: «L'équipe de Suisse, c'est génial»
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FootballDavid Lemos: «L'équipe de Suisse, c'est génial»

David Lemos va commenter l'équipe de Suisse pour la première fois samedi, à l'occasion du déplacement en Géorgie.

par
Robin Carrel
Le Lausannois a connu une progression linéaire.

Le Lausannois a connu une progression linéaire.

RTS/CHRISTIN Philippe

Après Pierre-Alain Dupuis et Philippe Von Burg, c'est David Lemos qui va suivre la sélection à la croix blanche. L'ancien de Radio Framboise, Teleclub ou encore TVRL était préparé à ce défi et commencera à occuper le poste au côté de Léonard Thurre.

Est-ce que dans votre métier, en Suisse romande, il y a quelque chose en-dessus de ce poste?

Ce n'est pas évident comme question. Répondre «non» me mettrait en position de prétendre que ceux qui ne sont pas journalistes sportifs et a fortiori commentateurs de télévision ne peuvent pas aspirer à quelque chose d'aussi fort. Pourquoi prétendrais-je que quelqu'un qui travaille en radio, en presse écrite, ne peut pas vivre quelque chose d'équivalent dans son domaine, et notamment avec l'équipe de Suisse?

C'est un accomplissement, mine de rien.

Personnel Oui, sans doute.

On a le droit d'oser se le dire!

Ouais... Ce n'est pas trop dans ma nature. Je le réalise sans trop le verbaliser pour le moment. Mais oui, peut-être qu'il faudrait. Que j'accepte que c'est une chance et un accomplissement. Mes chefs, notamment Philippe Von Burg, l'ont parfaitement préparé en me donnant la chance de commenter la finale de la Coupe du monde. Ca m'a permis de vivre déjà un haut niveau d'émotions. Et symbolique. Mais l'équipe de Suisse... Après, encore en-dessus, il y a l'équipe de Suisse à la Coupe du monde ou à l'Euro. Mais bien sûr que quand j'ai commencé à commenter des matches, à l'époque sur Radio Framboise, c'est quelque chose qui pouvait paraître très, très lointain.

C'était alors un rêve ou un objectif?

Une fois que tu as commencé à commenter des matches régulièrement, tu as le droit d'avoir ça comme rêve. J'avais comme objectif, quand j'ai commencé à la RTS, de commenter une Coupe du monde. Ensuite, ce qui est venu après, c'est aussi parce qu'on m'en a donné la chance, sans faire acte de candidature, tout comme je n'ai pas postulé pour commenter une finale de Coupe du monde. J'ai la chance d'avoir des gens au-dessus de moi qui sont venus m'offrir cette possibilité et qui ont cru en moi.

Finalement, votre carrière se passe assez «naturellement». Etape par étape.

Oui. Ce qui fait que j'ai du plaisir, que je suis content de la manière dont les choses se passent pour moi et que je n'ai aucune lassitude, c'est que les choses sont venues petit à petit. Je suis arrivé à la RTS en 2010. En 2011, on me donne la possibilité de commenter des matches. 2012, je fais mon premier Euro et je commente de la Ligue des Champions. Après, la Coupe du monde. Ensuite, c'est la finale de la Coupe de Suisse: Sion-Bâle. Ca, ça a été un grand moment pour moi. La treizième. C'était fabuleux. Et puis, petit à petit, je suis intégré autour de l'équipe de Suisse et je commence à connaître un peu l'environnement. On me dit que peut-être, bientôt, ce sera mon tour... Donc j'avais cette perspective-là et, entre deux, il y a une finale de Coupe du monde. Là, l'équipe de Suisse, c'est quelque chose de génial. Il n'y a pas eu de pas trop grand.

Et les parents? Ils stressent?

Non! Je ne crois pas. Ils seront émus, je pense.

Fiers?

Ouais... Je suis le premier à dire que je ne suis pas chirurgien non plus, hein. Après, je pense qu'ils sont fiers que j'aie réussi à faire de ce que j'aime un métier. Chez eux, la fierté vient souvent des retours que leur font leurs proches, leurs amis, leurs collègues de travail. Mais je crois surtout qu'ils voient que j'aime ce que je fais, que je suis serein. Ils sont heureux et il y aura peut-être un peu d'émotion. Ils stresseront si moi je le fais et j'essaierai de leur épargner ça.

Et de qui sera le premier débrief? Papa? Massimo Lorenzi?

Sans doute. Je pense que mes parents m'écriront très vite. Ensuite, derrière, Philippe Von Burg et Massimo Lorenzi ne seront pas très loin. Mais c'est toujours bienveillant. Franchement, avec Jean-François Develey qui a un jour glissé mon nom à Massimo pour la RTS, ils ont toujours été derrière moi.

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