Genève: De l'or séquestré aux Ports-Francs par la justice
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GenèveDe l'or séquestré aux Ports-Francs par la justice

Plusieurs kilos de métal jaune pourraient être en lien avec un scandale de corruption touchant l'attribution des JO de Rio.

par
mpo
Les Ports Francs ont averti la jstsice genevoise de l'existence d'une location du suspect de corruption.

Les Ports Francs ont averti la jstsice genevoise de l'existence d'une location du suspect de corruption.

Keystone/Martial Trezzini

L'affaire de votes achetés dans le cadre des JO de Rio en 2016 rebondit dans la cité de Calvin. Vendredi, la justice «a ordonné la mise sous séquestre de biens entreposés aux Ports Francs de Genève dans le cadre du scandale de corruption qui touche Carlos Nuzman», indique la «Tribune de Genève»

L'homme, outre les soupçons de truquage sur les votes, est «accusé de blanchiment d'argent, de corruption et de participation à une organisation criminelle». Il a été arrêté jeudi au Brésil.

Plusieurs kilos d'or

La police genevois s'est rendue lundi aux Ports Francs, dans un entrepôt hors douane pour ouvrir un coffre loué par Carlos Nuzman depuis plusieurs années. Ils ont découvert plusieurs kilos d'or a appris le quotidien. Cette intervention intervient après que la justice genevoise a ordonné vendredi la mise sous séquestre de biens entreposés sur le site.

«S'agit-il des seize lingots d'or mentionnés dans le mandat d'arrêt des autorités brésiliennes? Ceux évalués à 678 080 dollars?», s'interroge le journal. Pour l'heure, les réponses à ces questions n'ont pas de réponses.

Ports Francs proactifs

Dans cette affaire, les Ports Francs ont été actifs avant même que la justice ne les sollicite. Ayant appris par la presse le scandale touchant Carlos Nuzman, ils ont vérifié si celui-ci avait un lien avec l'institution.

«Lorsque nous avons découvert vendredi que cette personne inquiétée par la justice louait un casier chez nous, nous avons immédiatement informé le Ministère public genevois», confirme Alain Decrausaz, directeur général de la société dont l'Etat est actionnaire à 87%. Il ne s'agit pas d'une «dénonciation, mais d'une annonce par précaution», précise-t-il. Selon lui, il convient d'assurer que la traçabilité des Ports Francs ne puisse être remise en question.

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