Actualisé 02.02.2015 à 19:45

Royaume-UniDe la chasse, du feu, et des peaux de bêtes

«10'000 BC» est une émission dans laquelle 20 personnes sont allées vivre à l'âge de pierre. Une expérience qu'ils ne sont pas près d'oublier.

von
Mathilde Jarry

La bande annonce de la téléréalité.

Ils sont mannequin, fermier, ou encore électricien. Pendant deux mois, ils ont quitté leur petit confort pour aller vivre en communion avec la nature et porter des peaux de bêtes. Direction une forêt bulgare, peuplée de sangliers. Tous sont excités à l'idée de ­revenir à l'âge de pierre. Mais leur enthousiasme disparaît rapidement quand ils découvrent la carcasse d'un cerf, censée les nourrir en attendant qu'ils chassent eux-mêmes.

Pour leur donner les clés de la vie sauvage, un expert est venu les aider deux jours. Avant qu'il ne reparte, deux des participants de «10'000 BC» avaient déjà jeté l'éponge. Pourtant, certains aspects de la vie modernes ont été conservés. Tous portent des bottes solides pour des raisons de sécurité. Ils ont aussi accès à l'eau potable, afin d'éviter certaines maladies, et des médecins sont toujours dans le coin en cas de problème. N'empêche, la vie à l'âge de pierre, ce n'est pas facile. Dans le 1er épisode, diffusé ce lundi 2 février 2015, les téléspectateurs vont par exemple découvrir à quel point ils galèrent pour allumer un feu.

L'homme, un «être astucieux»

«Vers 11 000 avant J.-C. au Proche-Orient, les hommes ont commencé à se sédentariser, puis ils sont passés de la prédation à la production, en devenant agriculteurs ou éleveurs», livre Marie Besse. Pour cette prof d'archéologie préhistorique à l'Université de Genève, voir si l'homme peut encore subvenir à ses besoins avec les seules ressources naturelles à dis­position est à la mode. Toutefois, elle reconnaît que «10 000 BC», bien que ce soit de la téléréalité, est unique en son genre: «Jusqu'à ce jour, l'économie de production est un processus irréversible.»

Outre les techniques de survie, les participants ont aussi dû apprendre à ne pas paniquer à la moindre piqûre de moustique. Heureusement, d'après Marie Besse, «l'homme est un être astucieux», qui peut s'adapter à de nombreuses situations. Elle admet cependant que le corps humain n'est pas immunisé comme avant, et qu'il ne serait pas étonnant que certains des participants tombent malades.

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