Covid-19: De moins en moins facile d’y voir clair avec les tests
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Covid-19De moins en moins facile d’y voir clair avec les tests

En attendant de nouveaux examens de dépistage gratuits à faire chez soi, on fait le point de la situation.

par
Frédéric Nejad Toulami

«Des autotests gratuits? On ne les a toujours pas reçus, ils sont encore en phase d’homologation en Suisse.» Le pharmacien qui nous a déclaré cela jeudi à Lausanne était le quatrième du jour à ne pas savoir si ni quand il recevrait ces fameux tests Covid-19, pourtant promis à partir du lundi 15 mars par le Conseil fédéral.

PCR, antigénique, autotest, gratuit, payant, en pharmacie, chez soi: il est de plus en plus difficile de s’y retrouver dans les moyens mis à disposition pour se faire dépister, avec ou sans symptômes. Président de la Société vaudoise de pharmacie, Christophe Berger fait preuve de pédagogie: «Désormais, les tests dits rapides sont gratuits. Certaines pharmacies les réalisent, ainsi que ceux appelés PCR.» Ces derniers sont toujours payants et ne se font qu’en cas de symptômes; les prélèvements sont ensuite envoyés pour analyse dans un laboratoire. Quant aux tests rapides, ou antigéniques, ils sont gratuits et s’adressent par exemple aux voyageurs pour certaines destinations.

Des autotests à faire chez soi pas encore homologués

La nouveauté? Leur coût est désormais pris en charge par la Confédération, même sans symptômes. «Une confusion est née quand l’Office fédéral de la santé a annoncé des tests rapides à faire chez soi et disponibles en pharmacie sans payer, car ceux-ci ne sont ­toujours pas disponibles», constate Christophe Berger.

Attestation payante

Lui possède deux pharmacies à Lausanne, mais seule l’une d’elles pratique le dépistage. «Il faut obtenir une autorisation du Canton, pour les tests PCR aussi bien qu’antigéniques», souligne-t-il. Et si le testing dit rapide est bien remboursé par l’assurance maladie, l’attestation du dépistage du coronavirus, demandée lors de voyages à l’étranger, demeure, elle, payante pour les clients. Le tarif n’est pas fixé. Christophe Berger, lui, l’a établi à 10 francs.

Pas d’affluence mais des questions par téléphone

Les pharmaciens sondés cette semaine à Lausanne n’ont pas connu une affluence de gens venant se faire dépister gratuitement. «On reçoit plus d’appels téléphoniques pour des renseignements depuis lundi», estime Christophe Berger. Au Département vaudois de la santé, on perçoit une légère hausse des tests rapides sans symptômes, mais il est trop tôt pour dresser un premier bilan. Même son de cloche du côté du Valais.

A noter tout de même que les statistiques sur celles et ceux venus depuis le 15 mars pour un dépistage sans annoncer de symptôme ne seront pas forcément comparables avec celles d’avant. En effet, beaucoup de gens prétendaient auparavant avoir des symptômes pour accéder aux tests gratuits, avant la décision du Conseil fédéral.

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