Actualisé 24.03.2015 à 17:17

Crash en France

De multiples hypothèses pour expliquer l'accident

Panne technique, erreur de pilotage, acte terroriste: toutes les hypothèses sont envisagées pour expliquer l'accident d'un Airbus A320 de Germanwings.

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20.05 Le président de l'ordre allemand des médecins estime que la la compagnie Lufthansa a «failli» en ne contrôlant pas Lubitz.

20.05 Le président de l'ordre allemand des médecins estime que la la compagnie Lufthansa a «failli» en ne contrôlant pas Lubitz.

AFP/Christof Stache
04.04 Des proches de victimes du crash de la Germanwings sont outrés par le faire-part de remerciements des parents du copilote Andreas Lubitz. Ils y clament leur amour pour leur défunt fils et leurs «peur et incompréhension» sans pour autant évoquer directement le drame ni les 149 victimes.

04.04 Des proches de victimes du crash de la Germanwings sont outrés par le faire-part de remerciements des parents du copilote Andreas Lubitz. Ils y clament leur amour pour leur défunt fils et leurs «peur et incompréhension» sans pour autant évoquer directement le drame ni les 149 victimes.

23.03 A la veille de l'anniversaire du crash de la Germanwings, des proches des 149 victimes se sont réunis mercredi à Barcelone et à Düsseldorf, points de départ et destination de l'avion que le copilote avait précipité sur une montagne en France.

23.03 A la veille de l'anniversaire du crash de la Germanwings, des proches des 149 victimes se sont réunis mercredi à Barcelone et à Düsseldorf, points de départ et destination de l'avion que le copilote avait précipité sur une montagne en France.

Albert gea

Alors que les enquêteurs commencent à peine à arriver sur la zone de l'accident de l'Airbus A320 de la compagnie aérienne low-cost allemande, les questions se multiplient. Comment l'appareil de Germanwings a-t-il pu perdre autant d'altitude en si peu de temps? A-t-il subi une grave et soudaine avarie? A-t-il été victime d'un attentat? A-t-il chuté à la suite d'une erreur humaine? Aucune piste, pour l'heure, ne peut être écartée.

Absence d'appel de détresse

«L'équipage n'a pas émis de «mayday» (appel de détresse). C'est le contrôle aérien qui a décidé de déclarer l'avion en détresse car il n'avait plus aucun contact avec l'équipage et l'avion», a indiqué la Direction générale de l'aviation civile. «C'est la conjonction de la perte de contact radio et de la mise en descente qui a conduit les services de contrôle à déclencher la phase de détresse à 9:30 TU (soit 10h30 en Suisse)», a-t-elle expliqué.

«Le «mayday» est généralement prononcé trois fois par le pilote. L'équipage donne l'indicatif de l'avion et demande éventuellement une aide au contrôle aérien. Les contrôleurs, de leur côté, peuvent dégager l'espace aérien pour permettre à l'équipage en danger de se concentrer sur la situation problématique, sans s'occuper de l'environnement immédiat. L'absence de «mayday» ouvre la voie à toutes les hypothèses», estime un expert aéronautique, ancien enquêteur du Bureau d'enquêtes et d'analyse (BEA).

Quelles sont les principales hypothèses?

«Pour le moment, cela peut être un problème technique, un problème non technique ou encore une réaction inadéquate de l'équipage à une situation délicate, comme dans le cas de l'AF447» Rio-Paris, résume l'ancien enquêteur.

Peut-on exclure un attentat?

«Une scène apocalyptique», a décrit aux «Echos» le député des Alpes-de-Haute-Provence Christophe Castaner, après avoir survolé les lieux du crash en hélicoptère en compagnie du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. «Il ne reste rien que des débris et des corps», a-t-il dit, tout en assurant que la «piste terroriste n'est pas du tout privilégiée».

Si les débris sont concentrés sur une zone circonscrite, il est très peu probable que l'accident soit la conséquence d'un attentat par explosion. Cela n'écarte pas pour autant la piste d'un déroutement d'avion qui se serait terminé par un crash. Là encore, seule l'inspection de l'épave et le décryptage des enregistrements contenus dans les boîtes noires pourraient exclure ou non un déroutement.

Une collision?

Aucun autre avion militaire ou avion de tourisme n'ayant été porté disparu, cette hypothèse-là semble vraiment très peu probable.

L'ancienneté de l'avion a-t-il pu être un facteur de l'accident?

Ce n'est pas l'âge de l'avion qui détermine son degré de fiabilité et de sécurité. Dans l'aviation légère, certains appareils datent de la Seconde Guerre mondiale et sont aussi fiables que les avions de dernière génération. Tout dépend de leur maintenance.

Une défaillance d'une partie de la structure, due à une absence de maintenance approfondie ou à une usure d'un élément particulier qui surviendrait seulement après des dizaines de milliers d'heures de vol, ne peut toutefois pas être totalement exclue. (ats)

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