Romandie: De nouveaux cas de vers dans le poisson

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RomandieDe nouveaux cas de vers dans le poisson

Notre article sur la présence de vers vivants dans du saumon frais acheté à la Coop a fait réagir nos lecteurs. De nouveaux témoignages, photos à l'appui, nous sont parvenus.

par
David Maccabez

Lundi, une lectrice valaisanne nous faisait part de sa mésaventure avec du saumon frais. A la suite de la publication de cet article, cinq lecteurs de divers endroits de Suisse nous racontent des histoires similaires.

Le 19 août, une mère de famille de Granges-Paccot (FR) achète du saumon à la Coop afin de préparer des sushis. «A la fin de la préparation, j'ai eu la bonne surprise de voir des vers sortir du morceau de saumon restant, puis progressivement des sushis déjà prêts pour un repas entre amis», nous confie-t-elle. «Hélas, les enfants avaient déjà mangé les chutes de sushis...»

«J'ai trouvé le même ver dans du poisson acheté en juillet dernier à la Coop de Collombey (VS)», explique cette autre lectrice. «Etant biologiste, je suis bien placée pour savoir que ce genre de cas arrive. Toutefois, je me dis que ce ver n'est que la partie visible de ce que l'on trouve dans les produits alimentaires. Les bactéries et autres microorganismes ne sont pas visibles à l'oeil nu.»

«Je pense qu'il doit y avoir plus de six cas par an. J'ai récemment eu le cas de ver dans du cabillaud acheté à la Coop», nous dit une troisième femme qui a acheté du cabillaud à Signy (VD).

Un lecteur jurassien, lui, a trouvé des vers dans son cabillaud, ce mardi à midi. Ne souhaitant pas nous dire où il a acheté ce poisson, il nous confie simplement que ce n'était pas à la Coop.

Enfin, un cinquième cas, à Biberist (S0), nous a été rapporté. Le client a tout de suite annoncé le cas.

Les mêmes excuses

Dans ces nouveaux cas, les réponses du grand distributeur ont été les mêmes. Proposition a été faite de reprendre et rembourser le produit. Une cliente n'a pas rendu le poisson, pensant que la Coop ne ferait rien. «Nous avons bien vu qu'ils prenaient le cas à la légère et nous n'étions pas sûrs qu'ils le fassent analyser», confie-t-elle.

L'autre, pour être certaine d'avoir des réponses, a contacté le vétérinaire cantonal. Il lui a transmis les coordonnées du service d'hygiène du distributeur, qui a émis un rapport. «L'explication réside, selon leur porte-parole, dans la pratique de la pêche en eaux plus chaudes, pour des raisons de stocks insuffisants de poisson face à la demande des consommateurs. Les sociétés de pêche et les transformateurs du poisson auraient été informés et priés de remédier à cette situation», nous explique-t-elle.

Mea culpa

Lundi, la Coop s'était excusée et avait assuré qu'il n'y avait aucun danger pour la santé. Des propos confirmés par le chimiste cantonal valaisan, qui conseillait de congeler le poisson frais à -20 degrés durant 24 heures avant de le consommer «pour détruire les parasites».

Coop mène l'enquête

Contactée par «20 minutes», la Coop explique encore une fois que ce type d'«infection» est très rare avec du poisson d'élevage. Les nématodes touchent en principe les spécimens capturés en mer (comme les maquereaux, les harengs ou la morue).

Le saumon d'élevage de la Coop provient de Norvège et d'Ecosse. Des morceaux sont analysés aléatoirement à son arrivée à l'usine de transformation, mais tout risque n'est pas pour autant écarté. Sabine Vulic, porte-parole du grand distributeur assure qu'«une enquête auprès des fournisseurs est en cours».

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La rédaction

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