Vaud: De nouvelles prestations en ligne d'ici 2020
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VaudDe nouvelles prestations en ligne d'ici 2020

Le Conseil d'Etat vaudois demande un crédit d'investissement de 9,4 millions de francs pour poursuivre le développement de la cyberadministration.

Après une première demande de crédit en 2010, les bases de la cyberadministration ont été posées. Il est aujourd'hui possible de faire certaines demandes simples sur internet, comme fixer un rendez-vous au Service des automobiles ou demander une attestation, a déclaré la conseillère d'Etat Nuria Gorrite lundi devant la presse à Renens (VD).

Mais ces bases ne permettent pas une véritable cyberadministration. Leur caractère sécurisé n'est pas très fort, a poursuivi la cheffe du Département des infrastructures et des ressources humaines (DIRH).

Sécuriser les données sensibles

Le plan de développement proposé au Grand Conseil a pour but de prendre le plus grand soin des informations «ultrasensibles» transmises par le citoyen et les entreprises (données fiscales, sanitaires, pénales, etc.). Il s'agit notamment de cloisonner des éléments qui ne doivent pas communiquer entre eux à l'intérieur de l'Etat, a relevé Mme Gorrite.

L'objectif est d'ouvrir deux espaces réservés aux privés et aux entreprises pour des opérations de type confidentiel. Celui dédié aux particuliers leur permettra dès 2017 de consulter leurs acomptes fiscaux, de faire une demande de subside à l'assurance-maladie ou annoncer un changement d'adresse une seule fois pour l'ensemble des services de l'Etat.

D'ici 2020, les Vaudois bénéficieront de quelque 60 nouvelles prestations en ligne.

Modification de la loi

Les entreprises quant à elles pourront utiliser dès 2016 un espace sécurisé renfermant l'ensemble des données utiles à leurs activités: demande de permis de travail, accès à l'impôt à la source, etc. Les communes se verront proposer un registre centralisant leurs données afin de renforcer la collaboration avec le canton.

Cette offre étoffée nécessite une modification de la législation en vigueur. Un projet de loi sera soumis cet hiver au Grand Conseil. Il reprendra les principes retenus par la Confédération pour les questions liées à l'authentification d'une identité numérique, a précisé Mme Gorrite. La loi sur la protection des données devra également être adaptée.

Anticiper

Au canton, le Centre des opérations de sécurité de la Direction des système d'information (DSI) gère la protection des données. Il veille sur les différentes attaques en cours dans le monde et sur celles que subit l'administration, le maître-mot étant l'anticipation, a expliqué Patrick Amaru, chef de la DSI.

Le centre repère les anomalies, les remonte et les analyse, en cas de besoin. Car, si elles ne sont pas toujours la première cible des cybercriminels, les administrations publiques sont très recherchées pour la revente de données.

D'ailleurs, la DSI rapatrie à l'interne toute une série de fonctions réalisées auparavant par des sous-traitants, dès qu'un domaine est critique (justice et police, par exemple). La formation est également un élément-clé pour éviter les failles de sécurité, a souligné M.Amaru. Le Data Center de l'Etat a en outre été duplifié pour éviter tout problème. (ats)

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