Suisse – De plus en plus de préados se droguent aux médicaments
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SuisseDe plus en plus de préados se droguent aux médicaments

Les écoliers se droguent de plus en plus tôt. Ils utilisent pour cela des médicaments initialement prescrits sur ordonnance.

par
Gaëlle Monayron
Le Covid, la pression scolaire et le manque de perspectives seraient en partie responsables de ce phénomène.

Le Covid, la pression scolaire et le manque de perspectives seraient en partie responsables de ce phénomène.

Pixabay (photo d’illustration)

La drogue atteint les cours d’écoles, en prenant la forme de médicaments. L’effet de l’Oxycodon, du Xanax ou encore de la Ritaline est de plus en plus convoité par les plus jeunes pour tenir le coup durant leurs études, relate «Blick». Mais si le phénomène était déjà connu dans les milieux estudiantins, il s’étend aujourd’hui aussi aux préadolescents. Les plus jeunes patients à s’être fait soigner au centre de toxicomanie de Zurich, pour la consommation de ces substances, avaient seulement 13 ans.

Ces médicaments ne sont normalement disponibles que sur ordonnance. Mais certains patients ne consomment pas les doses qui leur sont prescrites, afin de pouvoir les revendre. Si les contacts se prennent ainsi au sein de la cour d’école, le «trafic» se fait néanmoins à l’extérieur. Le tout est de connaître quelqu’un qui vend la substance recherchée.

«Au moins 30 décès en trois ans»

Depuis environ deux ans, Addiction Suisse s’est penché sur le mésusage des médicaments parmi les jeunes. «En Suisse, il y a très peu de données actuelles. Tout ce que nous savons, c’est qu’entre 2006 et 2018 il y a eu une augmentation claire de cette problématique, et qu’il y a eu au moins 30 décès au cours de ces trois dernières années», explique Markus Meury, porte-parole de la fondation. Il précise également qu’il est souvent difficile d’identifier clairement de quels médicaments il s’agit, «une étude plus détaillée est en cours, mais elle ne sortira que l’année prochaine». Markus Meury explique par ailleurs que la prévention auprès des jeunes est une problématique délicate, car la frontière entre «informer» et «faire envie» est très fine. Un levier important consiste donc à passer par les parents: «Il faut les informer, et surtout leur donner des outils pour agir

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