Actualisé 27.07.2011 à 16:50

Super LeagueDe réfugié politique à président de club

Depuis son arrivée à la tête de Xamax, Islam Satujev s'est fait très discret. Aujourd'hui, il a accepté de se confier à «20 minutes».

von
Grégory Beaud
Neuchâtel
Le nouvel homme fort de Neuchâtel Xamax a répondu aux questions de "20 minutes".

Le nouvel homme fort de Neuchâtel Xamax a répondu aux questions de "20 minutes".

Rencontrer le successeur d'Andrei Rudakov à la présidence de Neuchâtel Xamax est déjà une mission en soi. En savoir plus sur son passé en est une autre bien plus ardue encore. S'il semble préférer l'ombre à la lumière, Islam Satujev a pourtant levé quelques coins de voile sur son parcours, mercredi, dans les bureaux du stade de La Maladière. «Je suis arrivé en Suisse en 2002 avec le statut de réfugié politique, j'ai eu beaucoup de problèmes en Russie», lâche-t-il, mais il n'en dira pas plus sur les causes de cet exil.

Questionné sur les raisons de ce silence qui peut paraître troublant, le dirigeant domicilié à Bulle dans le canton de Fribourg coupe: «Je n'ai rien de louche à cacher. Vous ne trouverez personne pour vous parler en mal de moi.» Alors pourquoi ce mutisme? «La langue est une barrière, regrette Islam Satujev. Même si j'utilise un traducteur, mes propos pourraient être déformés ou mal interprétés.»

Inévitablement, ses liens avec Bulat Chagaev, le propriétaire milliardaire de Xamax, viennent sur le tapis. L'homme d'affaire parle de «son frère» pour désigner Islam Satujev. Si le sang ne semble pas unir les deux hommes, le nouveau président des «rouge et noir» voue une admiration particulière pour le repreneur de Xamax: «Nous sommes bien plus que proches. Je lui dois tout, vraiment tout.»

A Neuchâtel, il occupe désormais le rôle de président du club et vibre d'avance pour le futur de Xamax qu'il dépeint déjà radieux: «Rien n'est impossible. Nous n'avons absolument aucune limite. Dans la vie, ma philosophie est d'avancer toujours tout droit pour atteindre mes buts. Je pense être capable de faire cela. J'en suis même sûr.» Une tape sur le cœur vient confirmer l'attachement qu'il semble déjà avoir. «Ce championnat a mal débuté, mais je suis confiant en l'avenir. Nous avons changé le staff, mais ça c'est un autre problème. Maintenant, les professionnels sont là.»

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