«Les contes de la nuit»: De si jolis contes
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«Les contes de la nuit»De si jolis contes

Le papa de «Kirikou» nous revient avec un film d'animation en 3D. Etait-ce bien nécessaire?

par
ffe

Et si on jouait aux princes et aux princesses dans des pays très lointains? –DR

Il aura suffi du petit, mais vaillant «Kirikou», d'«Azur et Asmar» ainsi que de «Princes et princesses» et «Dragons et princesses» pour que Michel Ocelot devienne en quelques années le conteur par excellence du cinéma français d'animation. Mais pourquoi diantre a-t-il succombé à l'appel de la 3D, à un effet de relief paradoxal pour des «Contes de la nuit» narrés sur le principe des ombres chinoises, donc à plat?

Un charme indéniable, même en 2D

Ce ne sont pas quelques mouvements de foule, quelques plongées dans des tunnels, qui justifient seuls le recours à la 3D. Allez, zou! On peut aisément la snober, car en deux dimensions les superbes arabesques qui décorent les arrières-plans, la simplicité et la cocasserie des contes, l'exotisme de leurs origines et le bon sens de leur morale suffisent amplement à faire notre bonheur.

«Les contes de la nuit»

De Michel Ocelot.

Sortie le 31 août 2011.

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Trois questions à Michel Ocelot

– Pourquoi ce format de sketches?

– Tout simplement pour faire découvrir plusieurs univers au spectateur. C’était une manière ludique de mon­trer différentes civilisations.

– C’est un format plus facile à gérer?

– Le partage des tâches entre animateurs était largement simplifié, mais ce n’est pas ce qui m’a motivé. J’aime cette idée de contes proches de ceux qu’un grand-père pourrait narrer à ses enfants.

– Cela veut dire que vous renoncez au long-métrage?

– Pas du tout. Je suis déjà au travail sur les prochaines aventures de Kirikou. J’avais dit qu’il n’y aurait pas de troisième volet, mais je n’ai pas pu résister à la pression de ses fans.

Propos recueillis par caroline Vié

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