«Deadwood» revisite le mythe du western
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«Deadwood» revisite le mythe du western

Cette première saison très réaliste est des plus prometteuses.

Si les séries prennent une place prépondérante à la télévision, c'est parce qu'elles n'ont jamais été aussi proches de l'univers du cinéma. De plus, elles ont l'avantage de pouvoir plus facilement développer les personnages et les situations. C'est le cas avec «Deadwood», qui relance et revisite le mythe de l'Ouest américain.

La série commence deux semaines après que le général Custer et ses 250 soldats ont été massacrés par la tribu du chef indien Little Big Horn. Nous sommes en 1876 dans le Dakota du Sud, à Deadwood, célèbre ville minière où la justice ne sévit pas encore et où tout devient possible à condition de savoir manier le colt. Dans cette ville sans foi ni loi où se côtoient inconnus et personnages de légende, comme Calamity Jane ou Wild Bill Hickok, tous ont la même ambition: rester en vie.

Si l'ensemble est une réussite, c'est grâce à la qualité et à la richesse de l'écriture, qui dresse une palette de personnages d'une rare complexité. Relevons aussi le réalisme de l'ensemble, faisant de «Deadwood» une sorte de docu-fiction. Cette première saison ravira les adeptes de western brutal et sans concession où le langage est très cru. «Deadwood», créé par David Milch, à qui l'on doit «NYPD Blue», en est à sa 3e saison aux Etat-Unis.

«Deadwood», 1re saison, avec Ian Mc Shane, Molly Parker. Déjà disponible

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