Actualisé 14.12.2009 à 22:31

GenèveDébarras sauvages bientôt sérieusement verbalisés

La campagne de propreté de la Ville serait coûteuse et inefficace. Pierre Maudet s'en explique.

de
Didier Tischler

«Le raton-laveur «Boris» doit être libéré et réintégré dans son biotope naturel», ironise Grégoire Carasso. Pour le socialiste, la plaisanterie a assez duré. «Rien que la campagne de promotion autour de la mascotte a coûté 900 000 fr., poursuit le conseiller municipal. Et à constater le résultat sur nos trottoirs, on voit bien que ça n'a pas marché.»

Les employés de la voirie, chargés de se déplacer gratuitement sur un simple coup de fil, rechigneraient de plus en plus à monopoliser un camion pour débarrasser quelques chaises. «On devrait s'inspirer de ce qui se fait à Lausanne, poursuit Grégoire Carasso. Responsabilisés, les gens sont informés des dates de ramassages par rues. Les camions ne font pas des kilomètres pour des bricoles.»

Le conseiller administratif Pierre Maudet ne se voile pas la face: «Pendant la campagne d'information, il y a eu une nette amélioration, admet le magistrat. Depuis août, il est vrai que les incivilités ont repris.» Le radical ajoute que l'on ne règle pas en quelques mois les conséquences d'un laxisme d'une vingtaine d'années. «Si j'entends relancer une nouvelle campagne avec «Boris», il est clair que parallèlement, il y aura plus de répression de la part de la police municipale dès le mois prochain», prévient-il. A ce jour, quelque 30 000 francs d'amendes ont été distribuées. Ce chiffre devrait inévitablement augmenter en 2010.

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