Présidentielle américaine: Débat de la dernière chance pour McCain
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Présidentielle américaineDébat de la dernière chance pour McCain

John McCain joue ce mercredi soir son va-tout face à son adversaire démocrate Barack Obama dans leur troisième et dernier débat télévisé.

Le candidat républicain est à la traîne dans tous les sondages, même si les marges varient de quatre à 14 points.

Selon un sondage Reuters/C-Span/Zogby, le sénateur métis de l'Illinois est crédité de 48% des intentions de vote au niveau national à moins de trois semaines des élections présidentielles américaines, soit quatre points de plus que son collègue septuagénaire de l'Arizona.

Mais, à la veille de leur dernier face-à-face, à l'université Hofstra de Hempstead, dans l'Etat de New York, une autre étude pour le compte de CBS-New York Times créditait mardi le candidat quadragénaire du Parti démocrate de 53% des intentions de vote, en progression d'un point en une semaine.

En dépit des écarts sensibles de leurs résultats, les divers instituts de sondage ne mesurent plus de mouvement spectaculaire de l'opinion et s'accordent à prédire la victoire de Barack Obama si les élections avaient lieu tout de suite.

Opinions défavorables en hausse

La prestation de John McCain lors du débat s'annonce donc comme une de ses dernières chances de renverser la vapeur, d'autant que le sondage CBS-New York Times indique qu'il recueille pour la première fois un pourcentage d'opinions défavorables (41%) supérieur à celui des bonnes opinions (36%).

La crise économique et financière est passée par là, qui prête au sénateur de l'Illinois une meilleure capacité à y faire face qu'à McCain, dont la campagne semble s'être fourvoyée ces dernières semaines dans des attaques ad hominem contre Obama.

Une étude nationale réalisée pour Reuters montre que Barack Obama est jugé plus capable de gérer l'économie américaine (47%) que l'ancien héros de la guerre du Viêtnam (43%), un écart qui s'est creusé de deux points par rapport au mois dernier.

Certes, John McCain est jugé plus apte en politique étrangère (52% contre 42%) mais la situation économique est la préoccupation principale de 62% des personnes interrogées, largement devant la guerre d'Irak ou une nouvelle menace terroriste.

L'effet Palin est passé

Passé l'enthousiame pour la nouveauté, le «coup médiatique» tenté par McCain avec la désignation comme colistière de la quadragénaire inexpérimentée Sarah Palin, gouverneur de l'Alaska, ne lui aura finalement pas profité. Selon Zogby, ce choix a détourné 30% des électeurs de McCain en ne lui en ralliant que 26%.

A l'inverse, le choix non controversé du sénateur du Delaware Joe Biden comme colistier d'Obama encourage 26% des électeurs à voter démocrate et en a dissuadé 16%.

Seuls 4% des électeurs américains disent ne pas savoir encore pour qui ils voteront le 4 novembre. (ats)

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