Genève: Débordées, les infirmières scolaires sont à bout
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GenèveDébordées, les infirmières scolaires sont à bout

Une pétition demande des effectifs et moyens supplémentaires pour les services de santé des écoles. L'Etat reconnaît le problème.

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Keystone/Laurent Gillieron

Les infirmières et infirmiers scolaires sont épuisés, inquiets et en colère. Ils s'estiment en nombre très insuffisant pour assumer leur tâche, alors même que leurs missions se sont étoffées ces dernières années. Appuyés par le syndicat Sit, ils remettront prochainement une pétition au Conseil d'Etat. Le texte demande la création de postes supplémentaires et des moyens informatiques adéquats, révèle «Le Courrier».

Aujourd'hui dans le canton, il y a une infirmière pour 1800 élèves et chacune oeuvre dans plusieurs écoles. Le personnel médical prend en charge les besoins des enfants en matière de santé (blessures, nutrition, sexualité). Il est aussi en première ligne pour lutter contre les violences et le harcèlement. Ses missions ont également été élargies: les infirmières encadrent les jeunes migrants et interviennent en matière d'école inclusive, notamment.

Tâches abandonnées

Face à la hausse du nombre d'élèves et faute de moyens, des tâches ont été abandonnées, comme certaines visites de santé systématiques au primaire ainsi qu'au Cycle d'orientation. Idem pour les contrôles dentaires, de la vue ou de l'ouïe.

Le Département de l'instruction publique (DIP) dit être conscient du problème. Il a ainsi récemment obtenu 7,6 équivalents plein temps supplémentaires. Mais cela reste insuffisant, selon le syndicat Sit. La conseillère d'Etat chargée du DIP, Anne Emery-Torracinta, affirme de son côté que la majorité du Grand Conseil refuse d'octroyer des moyens supplémentaires au secteur médical scolaire.

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