Début de grève chez Chrysler
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Début de grève chez Chrysler

La direction de Chrysler et les responsables du syndicat automobile UAW se battaient mercredi contre la montre pour boucler un nouvel accord salarial, destiné à restaurer la compétitivité du constructeur.

Les salariés syndiqués du constructeur automobile américain Chrysler ont commencé mercredi à quitter des usines du groupe, aucun accord salarial avec la direction n'ayant été trouvé à une heure butoir fixée par leur syndicat UAW.

«C'est officiel, c'est parti», a déclaré à l'AFP un représentant d'une section locale de l'UAW, à la sortie d'une usine de Chrysler de la banlieue de Detroit. Il commençait à distribuer des pancartes pour organiser un piquet de grève, tandis que des centaines d'employés de Chrysler prenaient le chemin de la sortie peu après l'échéance de 15 h GMT (17 h HEC) fixée par l'UAW.

Certains commençaient à se joindre au piquet de grève, alors que d'autres quittaient les lieux en klaxonnant en guise de soutien aux grévistes. Des médias locaux rapportaient des manifestations similaires sur d'autres sites de Chrysler aux Etats-Unis.

Contactés par l'AFP, ni Chrysler ni l'UAW n'étaient joignables au début du mouvement pour commenter ce débrayage qui concerne 31 usines et environ 45 000 employés syndiqués aux Etats-Unis, soit plus de la moitié des effectifs mondiaux du groupe.

La direction de Chrysler et l'UAW tentent de boucler un accord sur un nouveau contrat salarial collectif, qui fixe les grandes orientations de Chrysler en matière de politique salariale, depuis le montant du salaire jusqu'aux prestations retraites et maladie.

Le débrayage de l'UAW est le 2e en quelques semaines, alors que le syndicat vient de boucler des négociations similaires avec le constructeur automobile General Motors (GM), négociations également difficiles qui avaient débouché sur une grève nationale fin septembre.

Face à la perspective d'interruptions de production qui auraient pu être coûteuses pour GM, un accord avait finalement été formalisé deux jours plus tard.

Depuis fin juillet, l'UAW, GM, Chrysler et Ford ont entamé des discussions décisives parce qu'arrive à expiration au même moment chez les trois constructeurs automobiles américains le contrat collectif pour les membres de l'UAW, à redéfinir tous les quatre ans. (ats)

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