Enquête sur la mort d'Arafat: Début de l'ouverture de la tombe
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Enquête sur la mort d'ArafatDébut de l'ouverture de la tombe

Des Palestiniens ont commencé mardi à travailler sur l'ouverture du mausolée du dirigeant palestinien Yasser Arafat en vue de prélèvements sur sa dépouille dans le cadre de l'enquête sur sa mort.

«Ils ont commencé aujourd'hui à enlever du ciment et des pierres sur le mausolée d'Arafat et le travail continuera pendant au moins 15 jours», a déclaré une source proche de la famille, sous couvert de l'anonymat.

«Les opérations se poursuivront jusqu'à atteindre la couche de terre qui recouvre le corps et ne sera enlevée qu'à l'arrivée des juges français, des experts suisses et des enquêteurs russes», a-t- elle également souligné. Le président de l'Autorité palestinienne avait récemment dévoilé des contacts avec la Russie dans ce dossier.

«Depuis ce matin, le mausolée d'Arafat a été fermé à titre de mesure préliminaire à l'enquête sur sa mort», avait expliqué lundi le chef de la commission d'enquête palestinienne sur le décès de M. Arafat, Taoufiq Tiraoui, sans autre précision.

Une équipe de l'Institut de radiophysique du CHUV s'était rendue la semaine dernière à Ramallah pour examiner la tombe de Yasser Arafat. La décision de participer ou non à l'exhumation devait être prise quelques jours plus tard, «une fois les experts rentrés», avait alors expliqué le porte-parole du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), Darcy Christen.

Une source proche du dossier affirmait elle que les enquêteurs français chargés d'une instruction sur le décès du dirigeant palestinien et les experts du laboratoire suisse étaient attendus à Ramallah le 26 novembre.

Mesure récemment

M. Tiraoui avait annoncé en septembre que l'Autorité palestinienne avait décidé «d'unir les efforts et les travaux de la commission palestinienne, des enquêteurs français et des experts suisses sur la mort d'Arafat» et qu'elle avait «consenti à une ouverture de sa tombe pour prélever des échantillons de sa dépouille si cela est utile pour parvenir à la vérité».

Il a souligné qu'une ouverture de la tombe pour prélever des échantillons ne pourraient avoir lieu qu'en présence non seulement des experts suisses, mais aussi des enquêteurs français.

La thèse d'un empoisonnement de M. Arafat, dont le décès en 2004 dans un hôpital militaire de la région parisienne n'a jamais été élucidée, a retrouvé du crédit après la diffusion en juillet d'un documentaire d'Al-Jazira.

La chaîne qatarie a fait analyser au laboratoire lausannois des échantillons biologiques prélevés sur les effets personnels d'Arafat confiés par sa veuve, Souha Arafat. Le laboratoire de Lausanne y a découvert «une quantité anormale de polonium», substance radioactive hautement toxique. (afp)

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