Actualisé 14.01.2014 à 14:06

France

Début de procès pour 29 militants de Greenpeace

Le procès de 29 militants de l'organisation écologiste Greenpeace s'est ouvert mardi après-midi devant le tribunal correctionnel de Valence.

Ils sont jugés pour s'être introduits en juillet sur le site de la centrale nucléaire du Tricastin, dans la Drôme (France).

Une dizaine de prévenus seulement étaient présents à l'audience mardi, mais tous étaient représentés par le même avocat, Me Alexandre Faro. Avant le début des débats, une centaine de manifestants de Greenpeace, du NPA et d'Europe Ecologie-les Verts ont déployé une banderole jaune devant le tribunal: «Nous désobéissons pour l'avenir. Nucléaire ou transition, il faut choisir».

Passibles de cinq ans de prison

Poursuivis pour «violation de domicile» et «dégradations en réunion» après leur interpellation et une plainte d'EDF, les prévenus, de nationalités notamment française, russe, espagnole, roumaine, belge, suisse et allemande, encourent cinq ans de prison et 75'000 euros d'amende. Leur procès avait été renvoyé le 12 septembre dernier à la demande de Greenpeace et d'EDF.

L'un d'eux, qui avait bousculé un gendarme lors de l'opération, est également convoqué pour des «violences sur personne dépositaire de l'autorité publique» n'ayant entraîné aucune incapacité de travail.

A côté des réacteurs

Aux premières heures du 15 juillet, les militants avaient pénétré dans l'enceinte nucléaire en escaladant des clôtures et en découpant des grillages à la cisaille, bloquant certains portails par des cadenas pour retarder l'intervention des forces de l'ordre.

Une vingtaine de personnes s'étaient introduites en «zone de protection renforcée» et un plus petit groupe «en zone protégée» au niveau de la station de pompage. Certains avaient même réussi à grimper sur des structures métalliques proches des réacteurs, à l'aide de matériel d'escalade, pour y déployer des banderoles.

En vingt minutes

L'organisation écologiste avait expliqué vouloir «pointer du doigt toutes les failles de la sécurité dans la production d'énergie nucléaire», soulignant que ses militants étaient entrés sur le site «le plus simplement du monde», vingt minutes leur ayant suffi pour atteindre le haut des structures. (ats)

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