Nucléaire: Début des entretiens à Genève
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NucléaireDébut des entretiens à Genève

Des discussions sur le dossier nucléaire iranien ont commencé lundi entre la cheffe de la diplomatie européenne, le responsable iranien Saïd Jalili et les Six grandes puissances.

La rencontre à Genève entre l'Iran, l'UE et la Suisse sur le nucléaire intervient dans un climat de tension.

«Les entretiens ont commencé à 10h00», a indiqué à l'ATS une porte-parole du Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE) Linda Shepard. Ces entretiens sont les premiers dans ce format depuis ceux organisés, également à Genève, le 1er octobre 2009.

Les entretiens ont lieu dans le bâtiment administratif où se trouve la Mission suisse auprès de l'ONU à Genève, mais non dans les locaux de la Mission.

Pas de poignée de mains

Le chef de la délégation iranienne Saïd Jalili et la cheffe de la diplomatie européenne Catherine Ashton se sont faits photographier devant les drapeaux de l'Iran et de l'UE. Ils ne se sont pas serré la main.

Il n'est en effet pas dans la coutume iranienne de serrer la main d'une femme, a expliqué un diplomate. Cela n'a pas de signification politique, selon lui. Il n'y a pas eu non plus de déclaration.

Saïd Jalili et Catherine Ashton sont ensuite entrés dans la salle. La rencontre regroupe également des diplomates des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Etats-Unis, Russie, Chine, France et Grande-Bretagne), plus l'Allemagne.

Les entretiens à huis clos sont prévus en principe pour deux jours, mais aucune précision n'est donnée sur leur déroulement. Pour l'heure, aucune conférence de presse n'est organisée.

Climat de tension

Cette reprise du dialogue intervient dans un climat de tension, à l'issue d'une semaine marquée par deux attentats visant des scientifiques du nucléaire iranien, attribué par Téhéran aux Occidentaux.

Dimanche, l'Iran a fait monter la pression en indiquant qu'il avait produit son premier lot de concentré d'uranium à partir d'un minerai extrait dans le sud du pays. Les Iraniens jugent que leur droit à enrichir l'uranium n'est pas négociable.

Le porte-parole du Conseil national de sécurité de la Maison Blanche, Mike Hammer, a affirmé dimanche que cette révélation «remet un peu plus en question les intentions de l'Iran et soulève de nouvelles préoccupations». (ats)

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