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AlgérieDécès d'un otage américain confirmé par Washington

Un Américain a été tué dans la crise des otages survenue dans un complexe gazier du sud de l'Algérie, a annoncé vendredi soir le département d'Etat américain.

Les autorités américaines ont annoncé la mort de leur ressortissant confirmant ainsi une information donnée précédemment par la télévision américaine «NBC News». La chaîne, qui a cité comme source des responsables américains, a ajouté que le sort de deux autres Américains était toujours inconnu. Au total, apparemment, cinq Américains faisaient partie des dizaines d'otages retenus sur le complexe d'In Amenas par le groupe armé proche d'Al-Qaïda.

Un Américain qui a réussi à s'échapper du complexe a quant à lui déclaré à la chaîne de télévision «CNN», par SMS, être «en sécurité» après s'être enfui avec des collègues algériens.

Plusieurs otages étrangers, sept selon les ravisseurs, se trouvaient toujours entre les mains du groupe armé vendredi soir. Des sources au sein des ravisseurs ont confirmé ce chiffre à l'agence de presse mauritanienne ANI. Il s'agit, selon eux, de trois Belges, deux Américains, un Japonais et un Britannique. La Belgique a toutefois indiqué ne disposer actuellement d'aucun indice sur la présence de Belges parmi les otages en Algérie.

Une source sécuritaire algérienne a fait état de son côté d'une «dizaine» de personnes encore retenues, sans préciser cependant s'il s'agissait d'étrangers.

Une source de la sécurité, citée par l'agence de presse algérienne APS, a pour sa part dressé vendredi soir un bilan provisoire de l'assaut: 12 otages et 18 ravisseurs tués, et près d'une centaine d'otages, sur les 132 étrangers enlevés, ont été libérés, ainsi que 573 employés algériens. Cette source ne précise pas le nombre et la nationalité des victimes étrangères, mais le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a fait état d'un Français parmi elles.

Evacuation par les airs

Les Etats-Unis ont par ailleurs indiqué avoir évacué vendredi par avion militaire des personnes blessées dans la prise d'otages, selon un responsable de la défense. «Il y a eu un C-130 qui est parti avec des patients médicalisés à bord. Il n'y avait pas d'Américain parmi eux», a déclaré ce responsable à l'AFP.

Il n'était pas en mesure de préciser combien d'ex-otages avaient été évacués ni quelle était leur nationalité. La destination de l'appareil n'a pas non plus été dévoilée. Un seconde évacuation sanitaire par voie aérienne était programmée dans les prochaines heures, selon ce responsable, sous couvert de l'anonymat.

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, qui s'est entretenue avec le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal, a rappelé que «l'opération était toujours en cours, que la situation restait changeante et que les otages restaient en danger».

Inquiétude à Tokyo

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a tenu samedi matin une réunion de crise à propos de la situation en Algérie, a annoncé l'agence de presse japonaise Kyodo. Un Japonais se trouverait encore aux mains des ravisseurs. La veille, Tokyo avait lancé un avertissement à l'Algérie pour qu'elle préserve la vie des otages.

M. Abe a déclaré que cette prise d'otages était un acte «ignoble» que le Japon «ne pardonnera jamais». «Je vous demande de faire de votre mieux pour s'assurer de la sécurité de nos ressortissants et de les sauver par n'importe quel moyen», a déclaré le Premier ministre aux hauts dirigeants gouvernementaux présents.

«Pour le Japon, le terrorisme est absolument intolérable», a de son côté déclaré le chef de la diplomatie nippone Fumio Kishida lors d'une conférence de presse. «Le gouvernement japonais a demandé au gouvernement algérien de placer la sécurité et la vie des otages au premier rang de ses priorités», a-t-il poursuivi. Vendredi, Tokyo avait convoqué l'ambassadeur d'Algérie pour lui faire passer ce message. (ats)

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