Actualisé 21.07.2015 à 11:52

Etats-UnisDécès du cofondateur de Grooveshark à 28 ans

Josh Greenberg, l'un des créateurs du site pionnier en matière de streaming musical, est mort dimanche de causes indéterminées, a indiqué la police locale.

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Josh Greenberg, 28 ans, l'un des cofondateurs de Grooveshark, est décédé dimanche soir à son domicile situé à Gainesville (Floride, sud-est). La cause du décès n'a pu être identifiée à ce stade, mais il n'y a pas d'élément pouvant laisser penser à un crime ou à un suicide, a indiqué la police de Gainesville sur Twitter.

Le jeune homme habitait avec sa petite amie, mais celle-ci était absente ce week-end. Il travaillait sur de nouveaux projets et était «plus soulagé que dépressif» du fait de la fin de Grooveshark, a déclaré sa mère Lori Greenberg, citée par le journal local, «The Gainesville Sun».

Litiges judiciaires

Créé en 2006 par trois étudiants de l'université de Floride, Grooveshark a été l'un des premiers sites qui permettaient d'écouter gratuitement de la musique à la demande. Les morceaux étaient mis en ligne sur le site par les utilisateurs, pour que d'autres puissent y avoir accès. Le problème est que ces chansons étaient protégées par des droits d'auteur, que les concepteurs du site n'avaient pas pris soin d'acquitter.

Le soir du 30 avril dernier, le site, qui revendiquait 30 millions d'utilisateurs par mois, a fermé. Poursuivis en justice, ses dirigeants risquaient une sanction de 736 millions de dollars.

«Dans le cadre d'une transaction à l'amiable avec les plus grandes maisons de disques, nous avons accepté de cesser immédiatement nos opérations, d'effacer toutes les œuvres en stock couvertes par des droits d'auteur et de renoncer à la propriété du site, de nos applications mobiles et de notre propriété intellectuelle, y compris nos brevets et droits d'auteur», expliquait à l'époque la société sur sa page d'accueil. «Malgré les meilleures intentions, nous avons fait de très grosses erreurs, poursuivaient les responsables du site. C'était mal. Nous présentons nos excuses. Sans réserve.» (man/afp)

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