Carnet noir: Décès du poète tessinois Giorgio Orelli
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Carnet noirDécès du poète tessinois Giorgio Orelli

Le poète, critique et traducteur tessinois Giorgio Orelli est décédé dans la nuit de samedi à dimanche à l'âge de 92 ans, a indiqué sa famille à la radio publique tessinoise RSI.

Giorgio Orelli était considéré comme un représentant majeur de la poésie italophone d'après-guerre.

Giorgio Orelli était considéré comme un représentant majeur de la poésie italophone d'après-guerre.

Outre la poésie, Giorgio Orelli a écrit des essais ainsi que des textes en prose et a traduit des poèmes de Goethe. En 2001, il a reçu le Grand Prix Schiller pour l«ensemble de son uvre.

Le conseiller d'Etat Manuele Bertoli, en charge de la culture, a rendu hommage à un «des grands noms de la littérature italophone». Il s'est dit très ému et reconnaissant. Avec ses poèmes, Giorgio Orelli a transmis au monde culturel les sentiments profonds de sa patrie, a déclaré le conseiller d'Etat socialiste, interrogé par l'ats. Son oeuvre «montre l'attachement à nos traditions et notre capacité à nous ouvrir», a-t-il estimé. Selon le ministre cantonal de la culture, le poète restera toujours vivant dans les mémoires.

Etudes à Fribourg

Né le 25 mai 1921 à Airolo (TI), Giorgio Orelli a étudié la philologie romane à l'Université de Fribourg, avant de retourner au Tessin pour enseigner la littérature à l'école cantonale de commerce de Bellinzone, selon le Dictionnaire historique de la Suisse (DHL). C'est pendant la Deuxième Guerre mondiale, lorsque Lugano était l'un des centres des écrivains italiens en exil, qu'il s'est fait connaître comme poète en gagnant le prix Lugano pour «Né bianco né viola», sorti en 1944.

Parmi ses ouvrages majeurs, on peut citer «L'ora del tempo» (1962), «Nel cerchio familiare» (1960), «Sinopie» (1977) traduit en français en 2000 ou «Spiracoli» (1989). Il a reçu la distinction de Docteur honoris causa de l'université de Fribourg en 1979 et été honoré du prix international Nuova Antologia en 1990. Agé de 90 ans, Giogio Orelli disait travailler sur un récit autobiograhique «Suite in la con gli anni» et tapait encore son manuscrit sur une de ses quatre vieilles machines à écrire. Il n'avait jamais passé à l'ère de l'ordinateur et d'Internet, avait-il confié lors d'une interview à «Swissinfo». L'écrivain a passé la majeure partie de sa vie au Tessin. (ats)

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