Contraventions annulées: Dédé «ne veut pas être le bouc émissaire »
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Contraventions annuléesDédé «ne veut pas être le bouc émissaire »

Accusé d'avoir fait sauter des amendes, l'ancien maire de la Ville André Hediger a plaidé non coupable.

par
Giancarlo Mariani

«Je ne veux pas être le bouc émissaire de la République. Tout le monde le faisait», s'est défendu mercredi après-midi André Hediger.

L'ancien conseiller administratif, âgé de 68 ans, comparaissait devant le Tribunal de police pour abus d'autorité. La justice lui reproche d'avoir fait sauter une soixantaine d'amendes de stationnement, pour lui ou des tiers, entre 1996 et 2006.

Pendant vingt ans, l'ancien maire communiste a été responsable du Département de la sécurité. Autrement dit il était le patron des agents municipaux (AM) qui bûchaient son véhicule privé devant son domicile ou près de son bureau. «Nous allons démontrer que cette pratique était courante dans les communes employant des AM», a plaidé son avocat, Me Robert Assaël. «Nous avons demandé à vingt-quatre élus communaux de témoigner. J'espère qu'ils auront le courage de venir à la barre pour mettre fin à toute cette hypocrisie», a-t-il soutenu.

Difficile d'imaginer qu'une telle stratégie puisse porter ses fruits. Une procédure pénale a en effet été ouverte par le procureur général pour vérifier que cette pratique ne se soit pas produite ailleurs. «Toutes les communes interrogées ont déjà répondu qu'elles respectaient la loi», a balayé Daniel Zappelli. Le procureur général reproche également à l'ancien maire d'avoir ignoré à maintes reprises une directive du Ministère public visant à combattre les abus en matière d'annulation d'amendes.

Suite du procès le 22 avril.

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