Actualisé 31.03.2017 à 10:48

Genève

Défilé insolite de chenilles, mais pas sans danger

La parade des chenilles processionnaires est un phénomène récurrent au printemps mais qu'il vaut mieux ne pas observer de trop près: ces animaux sont très urticants.

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«C'est la première fois que je voyais un truc pareil, c'était incroyable! Le plus impressionnant, c'était de voir que lorsque je rompais la chaîne de chenilles avec un petit bout de bois, elle se reformait immédiatement», s'enthousiasme Francesco.

Ce dernier a longuement admiré le cortège composé d'une quarantaine de chenilles processionnaires du pin qui traversait le chemin du Grand-Puits à Meyrin, ce jeudi. C'est un phénomène printanier récurrent - surtout lorsque l'hiver précédent n'a pas été assez froid pour tuer les animaux dans leur nid - qui comporte quelques dangers.

Allergies sévères

Cette espèce de chenille est en effet dotée de poils extrêmement urticants. «Dès qu'elles se sentent menacées, elles libèrent des poils qui peuvent irriter les muqueuses ou la peau et provoquer d'importantes démangeaisons. Voire, dans certains cas, des allergies très sévères», prévient Roger Beer, chef du secteur des forêts à l'Etat de Genève.

Fin 2015, le Canton a ainsi pris des dispositions réglementaires qui prévoient l'obligation d'enlever et de détruire les nids de chenilles processionnaires du pin. Les communes peuvent ainsi exiger des propriétaires qu'ils agissent en cas «de situations critiques par rapport à la population», soit à proximité d'écoles, de places de jeux ou encore de parcs publics. Une opération qui doit s'effectuer avant que les chenilles ne quittent leur nid, en janvier ou février.

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