États-Unis: Délinquant sexuel, il donne son sperme en douce
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États-UnisDélinquant sexuel, il donne son sperme en douce

Thomas R. Lippert avait déjà été incarcéré avant d'être engagé dans une banque du sperme. Un poste qui lui a permis de transmettre ses gènes en toute impunité pendant des années.

par
saz

Une Américaine âgée de 21 ans vient d'apprendre que son père biologique n'est pas l'homme qui l'a élevé, contrairement à ce qu'ils croyaient tous les deux, révèle «The Salt Lake Tribune». En réalité, elle partage ses gènes avec Thomas R. Lippert, un ancien délinquant sexuel reconverti en employé de Midvale's Reproductive Medical Technologies Inc., une banque du sperme de l'Utah.

Incarcéré pour abus

Employé par le centre de 1988 à 1993, Lippert est décédé depuis 1999. Il avait précédemment été incarcéré de 1975 à 1977 pour avoir kidnappé une étudiante. Il lui avait notamment infligé des expériences sexuelles pendant sa captivité, dont un enfermement prolongé dans une boîte noire.

Photos souvenir

Souhaitant rester anonyme, la mère de la jeune femme qui vient de découvrir la supercherie dit se souvenir de Thomas Lippert, et plus particulièrement des diverses photos que l'homme préservait dans son bureau. «Il était très fier de toutes ces photos», raconte-t-elle, persuadée qu'il s'agissait de tous les cas d'insémination non consentie. Depuis les révélations de la famille, un site web a d'ailleurs été mis en place intitulé «Was Your Child Fathered by Thomas Lippert?» (traduit: «Votre enfant est-t-il la progéniture de Thomas Lippert?»).

Veuve pas étonnée

Jean, la veuve de Lippert, a raconté que bien qu'elle n'ait jamais soupçonné de tels actes de la part de son mari, elle n'est pas étonnée par les révélations, le couple n'ayant aucune descendance ensemble. «Je pense que comme Tom n'avait jamais eu d'enfants, il voulait s'assurer qu'il en aurait quand même, confie-t-elle. Il parlait de ses dons fréquents de sperme et il a peut-être échangé quelques échantillons pour pouvoir avoir davantage d'enfants de lui dans le monde.» Interrogée sur les raisons l'ayant poussé à rester avec un homme aussi douteux, Jean Lippert explique qu'elle l'aurait quitté s'il n'avait pas menacé de la tuer: «Ce n'était pas quelqu'un de gentil», se remémore-t-elle.

Précédent

Il ne s'agit pas de la première fois qu'un tel cas se présente dans une banque du sperme. En 1992, le médecin Cecil Jacobson, qui travaillait dans un autre centre du Utah, a été inculpé pour 52 cas de fraude et d'injure pour avoir inséminé au moins 15 femmes avec son propre sperme sans leur consentement.

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