Actualisé 01.04.2008 à 20:55

Délit d'initié autour de l'Airbus A380?

Des actions du groupe EADS auraient été vendues avant
l'annonce de retards sur le nouveau long-courrier.

L'Autorité des marchés financiers (AMF) a enquêté sur la vente massive d'actions par des dirigeants d'EADS avant l'annonce de nouveaux retards du programme d'avion géant Airbus A380.

Le «gendarme» de la bourse française a annoncé hier le lancement d'une procédure de sanctions pour délit d'initié, sans citer les noms de la vingtaine de responsables visés. Les faits remontent à fin 2005-début 2006. L'information avait fait plonger le titre en Bourse. Le groupe d'aéronautique affirme vouloir se défendre «vigoureusement».

Actionnaire d'EADS, le groupe Lagardère affirme que l'AMF n'avait «formulé aucun grief» à propos de l'A380. L'Autorité a aussi impliqué EADS pour «manquement aux obligations de bonne information du marché». Mais le groupe affirme avoir «toujours agi en complète transparence».

L'AMF peut décider d'une amende de 1,5 million d'euros (2,35 millions de francs) et jusqu'à dix fois le montant des profits réalisés lors de l'opération frauduleuse. Des suites pénales ne sont pas exclues. EADS vient de remporter un mégacontrat pour des avions ravitailleurs aux Etats-Unis, victoire contestée par son concurrent américain Boeing.

(ats)

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