Actualisé 13.03.2013 à 15:55

GenèveDelon répond à son fils et s'en prend à «L'Illustré»

L'acteur français adresse une lettre ouverte à l'hebdomadaire dans laquelle il exprime sa consternation suite à l'interview de son fils publiée le 6 mars dernier.

Alain-Fabien, le fils d'Alain Delon, a de nombreux griefs à l'égard de son père. Le jeune homme qui souhaite lui-même devenir acteur a d'ailleurs choisi des les confier à «l'Illustré» au début du mois de mars.

Il y raconte sa jeunesse, le manque d'amour de son père, les crises de folie de sa mère. Un déballage qu'Alain Delon n'a de loin pas apprécié. L'acteur a alors décidé de faire savoir à l'hebdomadaire romand sa façon de voir les choses. Pour ce faire, il a envoyé une lettre ouverte à la «Tribune de Genève», à l'attention de «l'Illustré».

«Une génuflexion de mauvais aloi»

«A l'issue de cinquante-six ans de carrière, je suis naturellement au fait – pour en avoir été l'objet – des infamies médiatiques les plus obliques qui, sous couvert d'un illusoire devoir d'informer, labourent les caniveaux de mes circonférences au nom d'une spéléologie journalistique qui déshonore les auteurs et non leur cible. Ici, rien de la sorte, puisque nul n'a cru bon de m'interpeller pour préserver l'élémentaire garantie de la contradiction. Les propos tenus par mon fils égaré, en mal de références, sont suffisamment dépourvus de toute texture pour qu'il vous soit apparu que décider de les publier ex abrupto relevait d'une génuflexion de mauvais aloi à l'endroit de ce qui fleure bon le parfum du déchet d'agence ou du brouillon de salle de rédaction», lance Delon en s'adressant à la rédaction en chef du journal.

«Je pensais changer d'horizon et de niveau de pensée»

Titulaire d'un passeport suisse et résidant à Genève, Alain Delon connaît bien «L'Illustré». Un titre qu'il tenait «jusqu'ici en estime», selon ses dires, le comparant au célèbre «Paris Match». Il écrit alors: «Si votre mission était d'épancher au peuple suisse qu'être le fils d'Alain Delon équivaut au chemin de croix et au calvaire, vous retiendrez qu'à cause de vous et de vos pareils, être le père du fils d'Alain Delon ne vaut guère mieux. Sans amertume ni acrimonie, je vous dis ici ma déception et mon dégoût qui me donnent à penser que lorsque je pris en 1983 la décision de m'établir dans votre pays pour concourir dans ma modeste mesure à ses activités économiques et culturelles, je pensais changer d'horizon et de niveau de pensée alors que je ne faisais que sortir de la fange pour plonger dans la fosse septique».

L'acteur insiste de plus sur l'amour qu'il porte à son fils et émet le vœu de renouer avec ce dernier. Et de conclure: «Je vous prie de recevoir l'expression de mes sentiments parfaitement consternés.»

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