Actualisé 06.06.2011 à 18:09

Conseil des Etats

Demande d'adhésion à l'UE non retirée

Le Conseil des Etats ne veut pas que la Suisse retire sa demande d'adhésion à l'Union européenne (UE).

Par 33 voix contre 8, il a rejeté lundi une motion en ce sens de Maximilian Reimann (UDC/AG).

Ce «vieux débat» est inutile, car il occulte les vrais problèmes actuellement posés par la voie bilatérale, ont critiqué plusieurs sénateurs de gauche. Il faut se concentrer sur les mesures d'accompagnement à la libre circulation afin d'éviter les abus dans le marché du travail, a fait valoir Alain Berset (PS/FR).

Pour éviter d'irriter Bruxelles

La demande d'adhésion est gelée. En ne la retirant pas, la Suisse s'évite des irritations à Bruxelles, a souligné Ivo Bischofberger (PDC/AI). «Cela reviendrait à aller tirer la queue du chat qui dort» et récolter de l'incompréhension, s'est emportée Micheline Calmy-Rey.

L'UDC a fait valoir en vain que la poursuite de la voie bilatérale, préconisée par le Conseil fédéral, est incompatible avec une adhésion à l'UE. En outre, seul 18% de la population y serait favorable, a argumenté Maximilian Reimann, citant un récent sondage.

«Il n'y a pas de demande d'adhésion à l'UE, qui n'existait pas» en 1992, lorsque le Conseil fédéral a demandé l'ouverture de négociations d'adhésion à la Communauté économique européenne (CEE), a rétorqué Micheline Calmy-Rey. Si le Conseil fédéral voulait adhérer à l'UE, ce qu'il ne souhaite pas, il devrait faire une nouvelle demande. (ats)

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