Genève: Démarrage en douceur pour la nouvelle plage des Eaux-Vives
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GenèveDémarrage en douceur pour la nouvelle plage des Eaux-Vives

La réouverture de la plage des Eaux-Vives n’a pas provoqué d’attroupement ce samedi sur la rive du lac Léman. Outre les baigneurs, certains curieux sont venus observer le rendu de ce projet à 67 millions de francs.

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Ouverte partiellement l’été dernier, la nouvelle plage des Eaux-Vives est à disposition depuis samedi dans sa configuration définitive. (Samedi 22 août 2020)

Ouverte partiellement l’été dernier, la nouvelle plage des Eaux-Vives est à disposition depuis samedi dans sa configuration définitive. (Samedi 22 août 2020)

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Les 400 mètres de plage de galets et de sable invitent à lézarder les yeux plongés dans la rade. (Samedi 22 août 2020)

Les 400 mètres de plage de galets et de sable invitent à lézarder les yeux plongés dans la rade. (Samedi 22 août 2020)

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Au total, six bosquets de saules, d’aulnes et d’ormes entourés de prairies fleuries fourniront de l’ombre. (Samedi 22 août 2020)

Au total, six bosquets de saules, d’aulnes et d’ormes entourés de prairies fleuries fourniront de l’ombre. (Samedi 22 août 2020)

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La météo changeante n’a pas attiré de larges foules pour l’ouverture au public de l’ensemble du site de la plage des Eaux-Vives à Genève. Samedi, familles comme groupes de jeunes et curieux se sont laissé tenter mais le démarrage a eu lieu «en douceur».

«Ce n’était pas l’attroupement comme on aurait pu l’imaginer», a affirmé à Keystone-ATS un porte-parole du Département genevois du territoire (DT). «Il y a eu une appropriation en douceur».

Ce lancement était, selon le porte-parole, similaire à celui observé l’été dernier. À mesure que la température augmentait, l’affluence s’étendait également. L’année dernière, le public avait eu droit alors à un amuse-bouche mais la plage en plein centre-ville n’abritait ni toilettes, ni bancs, et le parc était encore en chantier.

Samedi, aucun excès n’a été relevé. Outre les baigneurs, certains curieux étaient seulement venus observer le rendu de cette nouvelle infrastructure. Certains d’entre eux avaient décidé d’accomplir leur balade derrière le masque devenu désormais habituel en raison de la pandémie.

Pas de crainte liée à la pandémie

Les stands d’information ont été pris d’assaut par une partie du public. «On a vu un public de Genevois qui ont suivi l’évolution du projet et qui étaient contents de pouvoir constater son rendu», selon le porte-parole.

Les règles en vigueur ont été rappelées sur différents postes tout au long des 400 mètres de sable et de galets, dont l’interdiction de la musique forte et des grillades. Un accent était mis aussi sur le tri des déchets, notamment les mégots de cigarette. L’année dernière, certaines attitudes contestables avaient été observées en soirée.

Mais samedi en journée, «les gens ont pris le pli», explique le porte-parole. Une signalétique a été établie sur cette question comme sur celle de la distanciation physique. Face aux restrictions liées à la pandémie, les polices municipales et cantonales étaient également présentes. «Nous n’avons pas senti que le public redoutait la situation sanitaire», ajoute encore le porte-parole.

Jusqu’à plusieurs milliers de personnes

Selon le DT, la nouvelle plage, avec une capacité qui s’étale jusqu’à 8000 personnes, permettra de réduire la pression sur les autres lieux de baignade du canton. Ceux-ci ont été fortement utilisés par la population en pleine période de pandémie.

Après son ouverture partielle l’été dernier, le site avait ensuite été refermé pour terminer le chantier. Il n’est toujours pas complètement achevé. Parmi les réaménagements encore prévus, les badauds devront attendre jusqu’en 2021, en raison du décalage lié à la pandémie, pour s’alimenter au restaurant de 280 places qui prolonge la plage.

Au total, il aura fallu une dizaine d’années pour concrétiser ce projet de 67 millions de francs. Il avait été lancé en 2008. Mais il avait capoté devant la justice en 2013 suite à un recours sur les remblais prévus dans le lac. Le dispositif avait alors été revu pour mieux honorer l’environnement.

(ATS/NXP)

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